vt
H U R. H U S.
H U S.
3i
bot-Charni, morte fans enfans en 1602: 20. Marie Gaillard dela Moliniére, dont il eut 1. 2. 3. Mare-Antoine , Henri & Philip-pe, morts jeunes; 4. Anne , mariée 1°. à EraJ'me de DaillonCom-te de Briançon: z°. à Charles , Marquis d’Aumont; y. Cécile-E-lizabeth, mariée l’an 1645 » à Franpois de Paule de Clermont,Marquis de Montglas, Chevalier des Ordres du Roi ; 6. Mar-guerite Hurault; & 7. Angélique, morte fans alliance. * Conjul-tez De Thou, Hifi. I, 3. Scevole de Sainte-Marthe, Elog. I 1.gp Hifi. Généal. Mézeray, Hijloire de France. La Croix- du-Maine,Bibliothèque Franpoïfe. Blanchard, Hiftoires des Maîtres des Requê-tes. Mémoires de Chéverni. Godefroi. Le Père Anfelme, &c.
HURAULT de L’HOSPITAL. Cherchez L’HOSPI-TAL.
H U REPOIX, païs de France, dans le Gouvernement del’IIle de France. Ses bornes font fort incertaines. Il eft fituéprefque tout entier au midi de la Seine, où il y a divers pafla-ges coniidérables, Melun Comté, Corbeil, la Ferté-Alais, &c.On y comprend aufli quelquefois le païs des environs de Man-te, dit le Mantois,ou Mantoan, comme nous le remarqueronsailleurs. * Confultez Rouillard; Du Chêne; l'Hijloire du Hure-poix , &c.
H U RI, fils de Jerah, & père d’Abihaï, Ifraëlite de la Tribude Gad. * I. Cbroniq. ou Paralip. ch.- 5. v. 14.
* HURLERS: On appelle ainfi dans la Province de Cor-nouaille en Angleterre quantité de gros quartiers de pierre, quar-rez, dont il y en a fept ou huit qui font rangez à une égale di-ftance entre eux. Les Habitans s’imaginent pieufement que cefont des hommes changez en pierre par un jugement du ciel,pour avoir profané le jour du Dimanche en jouant à la paume.
* Beeverell, Délices d’Angleterre, tome 3.P.658.
H U R O N S, Peuples de l’Amérique Septentrionale, dans leCanada, ou la Nouvelle France. Ils étoient extrêmement fauva-ges ; & les Rélations que nous avons de ce païs nous apprennentqu’ils font devenus amis des François ; qu’ils mettent leurs mortsen pelotons dans le tombeau; & qu’ils ne portent jamais le nomde leurs pères. Ils apprêtent aufli leur blé en plus de vint façonsdifférentes, ne fe fervant que du feu & de l’eau. Ils ont unetrès grande inclination à dérober, & prennent même avec lespiez aufli-bien qu’avec les mains. Les femmes portent des col-liers, des braffelets, & certains bijoux appeliez Matachias, qu’el-les attachent à leurs cheveux & à leurs oreilles. Leurs coutumesfont affezfemblables à celles des autres Sauvages du Canada. CetteNation, autrefois extrêmement nombreufe & divifée comme enplufieurs Tribus fous différens noms, eft aujourd’hui prefque ré-duite à rien. Ils habitoient à l’eft du Lac des Hurons & danstoute la partie du Canada, qui eft au nord du Lac Erié. Onn’en connoît plus que deux petits villages, l’un dans le détroitdu Lac Erié & l’autre à Notre-Dame de Laurette, à trois lieues deQuébec. Ces derniers honorent le Chriltianifme par une ferveur& une régularité de vie, qui fait honte aux anciens Chrétiens.Ils ont un Millionnaire Jéfuite, fans la permiflion duquel ils neferoient pas la moindre chofe. On prétend que vers la Caroli-ne, il y a un troifiéme village affez nombreux de ces Sauvages.La Langue Hurone elt une Langue-mère fort abondante, à ceque difent ceux qui l’entendent le mieux. La Langue Iroquoifeen eft une Dialeéte, & elle s’entend prefque par-tout dans le fudde la Nouvelle France. Les Hurons paffent pour les plus fpiri-tuels des Sauvages, & ceux qui ont le plus de conduite : quoi-qu’en très petit nombre, ils font encore les oracles que conful-tent les autres Nations. Ils” ont aufli toujours eu la réputationd’être braves; ce font néanmoins les Iroquois qui les ont dé-truits & diflipez : il eft vrai que les maladies y ont contribué. *Rélations du Canada. Le P. de Charlevoix , Journal dun Voyagedans P Amérique Septentrionale. Cherchez CANADA.
HURONS, (Le Lac des) ou la Mer douce des Hurons, oule Lac de Karegnondi. C’eft un grand Lac de la Nouvelle Fran-ce , dans l’Amérique feptentrionale. On dit qu’il a deux censlieues d’orient en occident, & fept cens de circuit. Le LacSupérieur & celui des Illinois, fe déchargent dans celui-ci. CeLac eft la fource de la rivière de Saint-Laurent, qui en fortantdu côté du fud, va traverfer les Lacs d’Erié & d’Ontario, & dela rivière Françoife, qui après avoir traverfé le Lac des Nipif-firiniens, fe va joindre à la rivière de Saint-Laurent. * Maty,DiS. Géogr.
* HURST, château du Comté de Hant en Angleterre. Ileft au fond d’une prefqu’Ifle qui n’eft féparée de l’Ifle de Wightque par un canal d’un mille de largeur. Ce lieu eft connu dansl’IIiftoire, pour avoir été la première prifon de Charles I, Roid’Angleterre. * Maty, Dis. Géogr.
HURTADO, (Thomas) Clerc Régulier Mineur, né à To-lède en Efpagne, enfeigna à Rome, à Alcala, & à Salamanque,où il s’aquit beaucoup de réputation par fes Ouvrages ; & mourutl’an 1659. Nous avons de 'lui une Philofophie & une Théolo-gie , félon la doctrine de faint Thomas ; Refolutionum Moraliumlibrifex ; De congrua fuflentatime Ecclefiajlicorum ; Refolutionum Mo-ralium, de refidentia facra,libri duodecim ; Refolutiones deunico Mar-tyrio, &c. Ce dernier Ouvrage étoit contre le Traité de Marty-rio per pejlem , du Père Théophile Rainaud, Jéfuite, qui lui ré-pondit par un excellent Traité. * Nicolas Antonio, Biblioth. Hi-fpan. Le Mire, de Scriptoribus f&c. XVII.
HURTADO DE MENDOZA. Cherchez MENDOZA.
HUS.
H U S ou UZ, Contrée de la Paleftine, fituée au levant duJourdain, dans la demi-Tribude Manaffé, dite autrement laTrachonïte. Sa Capitale portoit le nom à'Aftaroth-Carnajim. Q.iel-que*-uns ont dit que c’étoit la patrie de Job, & qu’on y fait
encore voir aujourd’hui le tombeau de ce faint homme. Maiscela eft plus qu’incertain. Il eft plus probable que la terre deHus, dont il eft parlé dans le Livre de Job, étoit vers les con-fins de la Chaîdée, puisque les Chaldéens furent ceux qui enle-vèrent les troupeaux de Job. * Voyez Frédéric Spanheim ,Hifi. Jobi.
HUS, (Jean) autrement Hujfmttz, Reéteur de l’Univerfitéde Prague. Son nom qui lignifie Oye, étoit celui d’un petic bourgde Bohême, où il natjuit de parens de la lie du peuple. Il reçutle degré de Bachelier ès Arts à Prague l’an 1393, & celui de Maî-tre en 139s. de fut fait Prêtre en 1400. Prefque auflî-tôt qu’il eutété ordonné, il entreprit de renouveller la doctrine des Vaudois& de Wïclef, qu’il commença à publier en Bohême l’an 1407,avec une ardeur incroyable. Il ajoûta depuis de nouvelles opi-nions à celles de Wiclef, fe joignit à Jerôme de Prague, & fe fitun grand nombre de Difciples. Ils prêchoient que les Réprou-vez ne font point Membres de l’Eglife ; que faint Pierre n’en apoint été le Chef ; & d’autres fentimens que nous marquerons enparlant des HulCtes. Ces Huflites cauférent des maux incroya-bles dans la Bohême. Le Roi Vencellas s’en mit peu en peine,parce qu’il ne fongeoit qu’à fes plaifirs & à la bonne chere ; maisl’Empereur Sigifmond, frère & héritier préfomptif de ce Roi,crut qu’il ne devoit pas négliger d’appaifer ces troubles. Il écri-vit à Vencellas, & envoya de fes gens à Jean Hus, pour lui per-fuader de venir défendre fa dourine devant le Concile de Con-fiance , où cet Empereur devoit fe trouver. Jean Hus ne le re-fufa pas, & fit d’abord afficher devant la porte du Palais, & devantcelles des Eglifes de Prague,qu’il iroit à Confiance rendre comp-te de fa foi. Il fit encore afficher cet Ecrit dans plufieurs villesde l’Allemagne. Enfuite il fe mit en chemin, & arriva à Con-fiance au mois de Novembre 1414. L’Empereur lui avoit envo-yé un fauf-conduit. On employa fept mois à examiner fes opi-nions. On envoya deux Evêques en Bohême, pour informerde la doétrine qu’il avoit prêchée & enfeignée, dont ils firentleur rapport au Concile. On nomma des Commiffaires pour re-cevoir la dépofition des témoins, & pour examiner les propofi-tions qu’on avoit tirées de fes Livres; & il eut lui-même la per-miflion de parler & de fe défendre. Les plus habiles hommesqui étoient à Confiance, travaillèrent à lui perfuader d’abjurerfes fentimens. Il le promit, puis il le refufa; de forte que per-fiftant à foutenir fa doétrine, il fut condamné à être brûlé avecfes Livres. Ce qui fut exécuté le 16 de Juillet 1415. Un Au-teur de fa Seéle, qui étoit préfent à fon fupplice, dit que JeanHus monta fur le bûcher avec une grande intrépidité, & qu’ilmourut en chantant des Pfeaumes, & en invoquant le nom deJéfus-Chrift. Les Proteftans fe plaignent de ce qu’on le fit mou-rir malgré le fauf-conduit que lui avoit donné l’Empereur Sigif-mond. On répond à cela qu’ils n’ont peut-être pas examiné cefauf-conduit, que nous avons dans Cochlæus, dansBzovius &ailleurs ; car il paroît que le Concile n’y avoit point de part ; &qu’outre cela, cen’étoit qu’une recommandation aux villes, chezqui Jean Hus arrivoit, de le bien recevoir, & de lejaiffer pafftrlibrement. Ses Difciples le mirent au nombre de leurs Martyrs.Les Proteftans rapportent beaucoup de fables au fujet de JeanHus; & difent qu’en mourant il s’étoit écrié, qu'on faifoit mourirune oye; mais que cent ans après fa mort il renaitroit un cygne de fescendres, qui foutiendroit la vérité qu’il avoit défendue. Ce cygneeft Luther, félon les Proteftans & les Luthériens, qui firent gra-ver diverfes pièces de monnoye de l’un & de l’autre, fous la for-me d’une oye & d’un cygne, comme nous l’apprenons de Gret-fer. Cochlæus a écrit l’Hiftoire de la doétrine des Huflites, queles Curieux confulteront. Jean Hus a compofé plufieurs Ouvra-ges, qui ont été imprimez en deux volumes in folio à Nurem-berg. * Varillas, Hifi. des Héréfics, l. 1.
Voici quelques remarques que nous fournit M. Lenfant dansfonHiftoire du Concile de Confiance, & qui ferviront à reétifier& à amplifier, à quelques égards, l’Article de cet ancien Doéteur.Jean Hus fut donné en 1400, pour Confeffeur à Sophie de Baviè-re , Reine de Bohême ; en 1405, il fe rendit célébré par les pré-dications qu’il faifoit en Langue vulgaire dans la fameufe Chapel-le de Bethléhem, dont il étoit Curé. Jean Hus détefta d’abordles Ouvrages de Wiclef. Il fe fit des affaires avec le Pape Gré-goire XII, ayant exhorté la Bohême à quitter fon obédiencepour fe joindre au Collège des Cardinaux. Jean Hus changeade langage au fujet de Wiclef, il en parloit comme d’un faintdans fes Sermons; ce qui engagea l’Archevêque de Prague dedéfendre aux Curez de prêcher dans les Chapelles. Le PapeJean XXIII fit citer Jean Hus à comparoitre en Cour de Romequi étoit alors à Bologne, pour rendre raifon des héréfies qu’onlui imputoit. Il comparut par Procureurs qui furent mis en pri-fon & très mal traitez. Il fut excommunié & fe retira dans lelieu de fa naiffance, où il prêchoit fous la proteélion de Nicolasde Hus Seigneur du lieu. Lors que Jean XXIII eut publié faCroifade contre.Ladislas de Hongrie, Jean Hus écrivit contre cet-te Bulle. Il fit enfuite fon Traité de l’EgliJe, & un petit Ouvra-ge fous le titre de Six Erreurs. La première étoit celle des Prê-tres qui fe vantent de faire le corps de J. C. dans la Meffe : 2°. Dedire comme on faifoit alors, Je croi au Pape, je croi aux Saints,je croi à la Vierge : 3°. La prétention des Prêtres de pouvoir remet- 'tre la peine & la coulpe du péché à qui il leur plait : 40. Qu’il fautobéir à fes Supérieurs , quelques chofes qu’ils commandent : jo. Que Vex-communication engage & excommunie aSuellement celui contre qui elleejl lancée , que ce Jbit juftement'ou non: 6“. La Simonie. Dès queJean Hus fut arrivé à Confiance, il dit la Mefle plufieurs fois dansune chambre en préfence de plufieurs perfonnes, mais peu aprèsil fut arrêté. On lui détacha un Moine, qui lui ayant dit qu’onl’accufoit de croire qu’il ne demeuroit que du pain dans le Sacrement deT autel après la conjécration , & la prononciation des paroles; JeanHus lui répondit nettement que c’étoit là une faufle imputation.
Jean
i