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4 (1740) Lettres F - H
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HUN.

H U N.

France pour y faire des remontrances contre ces fortificationsnouvelles ; mais on n’obtint rien, fie la place fut bénite la fêtede S. Louis qui étoit le 2j Août 1681. Toute la place eft unPentagone environné d’une contrefcarpe élevée de ji piezau deffiis de l’eau des foffez , & de plufieurs ouvrages à cor-ne , qui avancent beaucoup du côté de Bâle. Il y avoit auOIun pont fur le Rhin & quelques ouvrages fur une petite lile quece fleuve forme; mais en 1699, ce pont fit ces ouvrages furentdémolis en vertu de la paix de Ryfwick. En 1703, on rétablitle pont fous les yeux de l’Armée Impériale campée vis à vis dansles campagnes de Fridlingen, fit après la bataille qui s’y donna toutfut remis fur le pié où il étoit avant l’année 1699. En 1714, àla paix de Bade, on convint de nouveau d’abbattre le pont & derafer les ouvrages élevez dans le Rhin ou fur les -J?rres de l’Empi-re. Cette place eft au relie très bien bâtie & peut contenir 4000hommes. On dit qu’un boulet de canon, tiré depuis le rempartd’Huningue, peut atteindre le milieu de la ville de Bâle. * Bur-net, Voyage, partie 2. p. 259. DiB. Allemand de Bâle.

HUNNANBY, bourg d’Angleterre avec marché dans lacontrée du Comté d’Yorck, qu’on appelle Dickering. * Diction.Anglais.

HUNNE'E, connu fous le nom d’Auguflinus Hunnaus , Cha-noine de faint Pierre de Louvain, dans le XVI fiécle, favoit laThéologie fit les Langues, qu’il enfeigna avec beaucoup de ré-putation. On l’employa pour la correction des Bibles, St le Pa-pe Grégoire XIII lui écrivit pour l’engager à conférer fur les Ma-nufcrits divers Ouvrages des faints Pères, qu’on devoit impri-mer. Hunnée l’auroit fait, s’il eût vécu davantage; mais ilmourut prefque dans le même tems, à Louvain , au mois deSeptembre 1577 ou 1578. H publia la Somme de faint Tho-mas ; Axiomata lUclefta de Sacramentis , &c. DudeBica , feu ge-neralia Logicts pracepta; Prodidagmata Logices; Catecbifmus Çatbo-licus ; Catecbifini Catholïcï Schéma. * Valére André, Biblioth. Bel-gica, p. 94 & 95. Le Mire, de Script. J'ac. XVi &c.

* HUN NI, Lévite, Portier établi par les ordres de David,avec fes frères, pour jouer des inlirumens devant l’Arche. * IChromq. ou Paralip. cb. ry. v. 18 & 20. Simon, dans fin DiBion-naire de la Bible, appelle ce Lévite Ani , & dit que fon nom figni-fie pauvre.

* HUNNI, Lévite,qui revint de la captivité de Babylone.

* Né hernie ou II Efdras, cb. 12. v. 9.

HUNNIUS, (Ægidius) Miniltre Proteftant d’Allemagne,né dans le Duché de Wirtemberg en 1559, fut employé à en-feigner fit à prêcher entre ceux de fon parti, qui l’eftimoient in-finiment. Il attaqua les Calviniltes qu’il poufia dans des Difpu-tes & dans des Ecrits. Ce Miniltre mourut le quatrième Avril1603, âgé de 53 ans. * Melchior Adam, in Vit. Thefl. Germ.Bayle, DiBion. Critique.

HUNNIUS, (Nicolas) fils du précédent, naquit à Merfe-burg en 1585. Après avoir fait fa Philofophie il pafia à la Théo-logie ; mais ayant vu au Colloque de Ratisbonne combien la Phi-lofophie étoit utile, il en reprit de nouveau l’étude. Il fe di-Itingua fi bien qu’on lui donna une place d’Adjoint à la Facultéde Philofophie à Wittenberg, & en même tems la permilfion defaire des leçons de Théologie. Quelque tems après il obtint laSurintendance d’Eilenburg. 11 prit alors le degré de Doéteur enThéologie & fe maria. Cinq ans après il fut appellé à la chairede Théologie à Wittenberg; & en 1623, il eut la même voca-tion à Lubeck, où on lui donna encore l’année fuivante la Sur-intendance des Eglifes. A une grande modération il joignoitune charité extraordinaire envers les Réfugiez fit les pauvres. Ilaffoiblit beaucoup, par fon alüduité au travail, fon tempéra-ment, qui d’ailleurs étoit aflëz robulle, & à la fin il perdit en-tièrement la mémoire. Il mourut à l’âge de 57 ans & neuf moi c .Voici les titres de la meilleure partie de fes Ecrits, MiniflernLutherani divini, adeoque legitimi, demonflratio ; \Capiftrum Hunnioparatum Lancellotto injeBum; Examen errorum Pbotinian.; Difput.Anti-Pbotin. ; Aiânafis Theol. de fundameniaii dijfinfu doBrina Evan-gelics. Lutherana 0 * Calviniana ; Apoftafta Roman/e Ecclefiœ ab antï-qua Apoftolica; Pcllis ovina Romance Ecclefi* detraBa; Harmonia E-vangeliorum Domïnicalium cum Hiftoriis V. T.; Epitome crcdendorum,&C. * Witte , Memor. DiB. Allem.

HUNS, nommez autrement Avares, félon Paul Diacre,hibitoient l’ancienne Sarmatie, aux environs des marais Méoti-des, fit étant fortis de leur païs, s’établirent dans la Pannonie.Attila leur Roi, qui fe faifoit nommer le fléau de Dieu, les con-duifit dans la Germanie, en Italie & en France; où Mérouée,fie Aëtius Général des Romains, lui tuerent deux cens mille hom-mes l’an 450. Les Huns après ce defavantage fe retirèrent dansla Pannonie, où ils foutinrent diverfes guerres ; fit s’y font main-tenus jufqu’à ce que les Hongres, peuples originaires de Scythie,s’étant fait connoître fur la fin du régne de Charles le Gras, lesen chafférent. ( Voyez HONGRIE.) Ammien Marcellin rap-porte qu’ils étoient continuellement à cheval , qu’ils y man-geoient, dormoient, & qu’ils y exerçoient même leur négoce.

* Ammien Marcellin, Hifl. I. 3r. Paul Diacre. Agathias, &c.Claudien parle auffi du païs dont ils étoient originaires, /. 1.in Ruflinum.

* H U N S E, rivière de la Seigneurie de Groningue dans lesPnïs-Bas-Unis. Groningue eft fituée fur cette rivière ,qui avantque d’entrer dans cette ville s’appelle Schutendiep, fit qui en for-tant de là prend le nom de Reitdiep. Après avoir arrofé Gronin-gue elle coule de l’eft à l’ouelt pendant un quart de lieue, puiselle va du fiid au nord l’efpace d’environ deux lieues, après quoielle prend fon cours du fud-eft au nord-oueft fit fe jette dans laMer du-Nord.

H U N SIN G O, contrée des Païs-Bas, eft une de celles qu’onappelle Ommelandes , qui font partie de la Province de Gronin-gue. Le Hunfingo s’étend le long de la Mer d’Allemagne fie de

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la rivière de Hunfe, jufqu’au Territoire de Groningue, fie adFivelingo. Il y a un grand nombre de villages ; mais point delieu confidérable, que la petite fortereffe de Soltcamp. * Ma-ty, DiBion. Géogr.

HUN TE'ou VENANT, (Gauthier) Carme en Angleter-re, dans le XV fiécle, fut envoyé par le Pape Eugène IV, enAngleterre, pour convoquer les Prélats au Concile de Ferrare,qui fut depuis transféré à Florence, fit où fe fit l’union des Grecsfie des Latins. Gautier Hunte y difputa avec beaucoup de force,& réfuta folidement les argumens dès Grecs. Il compofa uneRé-lation de ces difputes, & quelques autres Traitez de Théologiefit d'Hiftoire, fit fur-tout un Abbrégé de celle de Comellor. CeThéologien mourut fort âgé l’an 1470. * Pitfeus, de Scriptori-bus Angt. Lucius, Biblioth. Carmel. Marc-Antoine Alégre, m Fa-rad. Carmel. PolTevin, in Appar. Sacro. Gefner fit Voffius, de Hifl,Latin. I. 3.

HUNTE, rivière. Voyez HONTE.

HUNTEBOURG, petite ville du Cercle de Weftphalié,eft dans l’Evêché d’Ofnabrug, fur la Hunte, près de fon em-bouchure dans le Lac de Damm, & à fept lieues de la ville d’Of-nabrug. * Maty, DiBion. Géogr.

HUNTINGDON ou HUNTINGTON , (Robert) naquit âDeorhirft en Giocefter l’an 1636. Son père qui étoit Pafteur decet endroit-Ii, avoit deftiné quatre de fes fils à l’étude de la Théo-logie. Robert étoit le fécond & fréquenta d’abord le Collège deBitlesden, après quoi on l’envoya à l'Univerfité d’Oxford, où il fitdefigrands progrès dans les Langues Orientales, fous Pocock, qu’en1663 il obtint le degré de Maître ès Arts avec beaucoup d’ap-plaudiflfement. En 1670, il fut Miniftre des Marchands Angloisdans le Levant, fit eut occafion de voir Ephéfe, Alexandrie fitAlep. Dans ce dernier endroit il trouva quelques beaux Manuf-crits. 11 lui fut fort utile alors pour les aquérir de s’être familia-rifé auparavant avec cette forte de Manufcrits dans la Bibliothè-que Bodleienne. Il entretenoit toûjours une correfpondanceexafibe avec Fell, Pocock, Marsham fie Bernard, fit acheta d’ex-cellens Manufcrits en Perfe, en Egypte, en Syrie & dans la Pa-leftine. Dans le tems qu’il tâchoit d’acquérir des Manufcrits Sy-riaques , il fit connoiflànce à Antioche avec Etienne Pierre Pa-triarche des Maronites, parles foins duquel il découvrit un exem-plaire du Commentaire d’Ephrem de Syrie fur le Pentateuque,quelques Homélies fit quelques autres Livres écrits dans la mêmeLangue qui , jufques-lâ , avoient été inconnus dans le mondeChrétien. Il chercha aulfi avec beaucoup de foin la Verfion Sy-riaque des Epîtres de S. Ignace, parce que le Dr. Fell l’y avoitexhorté ; mais il n’en put rien découvrir. Il pafia enfuite dansla Paleftine; il étoit fur-tout curieux de voir les Samaritains quidemeurent à Sihon, chez qui il lut plufieurs Livres fit emportaavec lui un Ouvrage qui donneroit une grande lumière à l’Hi-ftoire de la Bible fit à celle de l’Eglife, s’il venoit un jour â êtrepublié. II fut aulfi fort heureux en Egypte dans l’achat de plu-fieurs Manufcrits Egyptiens fit Arabes, qu’il eut à très bas prix.Les principaux entre ces Manufcrits furent trois exemplaires dela Verfion Egyptienne des quatre Evangiles, que Thomas Maré-chal publia. Il avoit fait un Traité au grand Caire avec deuxPrêtres Egyptiens, pour lui faire copier les deux volumes desConciles fit tout ce qu’on a traduit des Prophètes en cette Lan-gue. Un Capucin avec qui il étoit daffs une liaifon fort étroite,l’aida beaucoup dans cette affaire. Il eut en même tems uneentrevue avec Jean Lafcaris, Archevêque du Mont Sina, au fu-jet de l’état des Chrétiens de fa dépendance, fie de la Bibliothè-que du Couvent de fainte Catherine qui eft fur le fommet decette montagne: mais ils furent bien-tôt obligez â fe quitter, fitHuntingdon ne regretta rien autant que de fe voir privé pouftoûjours de la fociété de cet Archevêque, dont il auroit achetéavec plaifir plufieurs Manufcrits Grecs fit Arabes très curieux. Ilfut plus heureux avec le Carme Archange de fainte Théréfe,Millionnaire en Perfe, qui ne l’inflruitït pas feulement â fondde l’état préfent des Sabéens, mais qui lui envoya aulfi en 1683,trois de leurs Livres les plfls eltimez & les plus rares. Il com-mença aulfi alors à ramaffer dans le Levant plufieurs médaillesrares dont quelques-unes n’avoient pas encore été découvertes,fit fit aulfi une colleétïon de plufieurs autres chofes rares. Il en-voya plufieurs infectes fit curiofitez naturelles à la Société Roya-le de Londres, afin qu’elle y fît fes obfervations. Après troisans de féjour dans le Levant il s’embarqua fit revint heureufe-ment en Italie, dont il vifita les meilleures villes, fit fe tournaenfuite du côté de la France. Il fit connoiflance avec plufieursSavans à Paris. Enfin il revint à Oxford fit prit le degré de Do-éteur en Théologie en 1683. Peu après il fut appellé à la char-ge d'Epbore du Collège de la Trinité à Dublin. Il y fit aulfi-tôttraduire en Irlandois les Livres du Vieux Teltament, Ouvragedont l’Illuftre Boyle fit les frais en faveur de fes compatriotes.

Il fe retira d’Irlande en Angleterre à caufe des guerres inteftinesde 1688- Mais il y fut rappellé en 1692 pour jouir d’une Prében-de confidérable, fit peu après on lui donna l’Evêché de Rappot.

A peine avoit-il reçu les Ordres épifeopaux, qu’il fut furpris d’u-ne maladie dont il mourut la même année. Il fut enterré dansla Chapelle du Collège de la Trinité à Dublin,où (on époufe luifit drefler une belle Epitaphe de marbre. * Thomæ Smith VitaHuntingtoni DiB. Allemand.

HUNTINGTON (le Comté de) Province d’Angleterre,eft bornée â l’orient par la Province de Cambridge, au midi patcelle de Bedford, à l’occident fit au nord par celle de Northamp-ton. Les lieux principaux de ce Comté font Huntington qui eneft la capitale, Kimbolton ou Kimbalton, St. Yves , Ramfey,fitc. Cette Province n’a pas plus de cinq à fix lieues de long fitde large. Il y a quantité de charbon de pierre.

HUNTINGTON, ville d’Angleterre, capitale du Comtédu même nom dans le Royaume de Merde, eft fituée fur la ri-F f 3 viéî*