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fuivante il fut Pr'éfident du Collège de la Madeleine. Il obtint [enfuite le Décanat de Glocefter & puis celui de Winchefter. S’il ;eût voulu fe conformer plus exa&ement aux cérémonies & au jGouvernement de l’Eglife Anglicane, il feroit parvenu aux pre- jmiéres dignitez à caufe de fon favoir & de la régularité de fa con- jduite. Mais fon commerce avec les Théologiens de Zurich & la ;correfpondance avec d’autres Réformez hors de l’Angleterre, le jdégoûtèrent fi fort de la Hiérarchie Anglicane, que quelques-uns le mettent au rang des Presbytériens modérez. 11 étoit aurelie excellent Théologien & fort verfé^dans toute forte de Scien-ces & de Langues. Il mourut en 1589, âgé de 63 ans. Voicila liite de fes Ouvrages, Epijlola de Gratis literis & Homeri leBio-ne & imitatione ; de Religionis confervatione & reformatione , dequeprimatu Regum ; De Ratione interprctandi Autbores ; Optimales, Jivede nobilitate ejujque origine; J. judh Epifcopi Salisbur ), Vit a &Mors, ejujque doBrina defenjio; JeJ'uitifmi pars prima, Jive de praxiRomana Curia contra Rcfp. &' Principes ; Ejufdem pars fecunda ;Pbarij'aijmus vêtus & novus; Puritano-Papifmi Conjideratio ; Ora-tiones Woodflochia habita, &c. * Larrey, Hifi. ‘d’Angleterre, tome1. Athéna Oxonienfes ; Herologia Angl. Wood, Acad. Oxon. Cata-logus Bibliotheca Bodleiana D:B Allemand de Bâle.
HUM S. Voyez H O O M E.
* HUMTA, ou, comme Iifent quelques-uns, ATMA-THA. Voyez ATMATHA.
HUN.
* TJ U N AIM, port de Barbarie dans le Royaume d’Alger. Il
Il eft au nord-nord-elt deTélenfin, dont il elt éloigné d’en-viron trois lieues.
H U N A U T, fils d 'Eudes Duc d’Aquitaine, & père de Gai-fre. Voyez AQUITAINE.
HUNDE. Voyez HONTE.
HUNDERSBUEL. Voyez ZASHALON.
HUN DSFELD,bourgde Siléfiedans la Principauté d’Olffe,fur la rivière de Weida, à une lieue de Breflaw, du côté duNord. * Maty, DiBion. Géogr.
HUNDSRUCK, ouUNSRUCH, contrée du CercleEleétoral du Rhin, a pris fon nom des Huns, peuples de la Sar-matie, qui y établirent quelques Colonies. Elle eft bornée parle Comté de Sponheim, par le Duché de Simmeren , par laMofelle & le Rhin, vers le confluent. Ses principales villes fontCoblentz, Boppart, S. Goar, & Ober-Wéfel. On donne quelquefois plus d’étendue au Hundfruck : on l’avance le long duRhin, jufqu’à la Nahe, & on y comprend le Duché de Simme-ren, une partie du Comté de Sponheim,ce qui faifoit autrefoisune des cinq Provinces du Palatinat du Rhin, laquelle on nom-moit le Hundjruck. * Maty, DiB. Géogr.
HUNEGONDE, Religieufe du Monaftére d’Hombliéresen Vermandois, dans le Vil fiécle, née à Lembaide en Ver-mandois, de parens d’une des plus nobles familles du païs, fousle régne de Clovis II, fils de Dagobert, eut pour parrain faintEloi, Evêque deNoyon, qui eut foin de fon éducation. Ellefut accordée à un Seigneur du païs,nommé Udalde ;mais ne vou-lant point fe marier, elle lui propofa de faire un voyage à Ro-me avant fon mariage. Quand elle y fut arrivée avec Udalde,elle reçut le voile de religion des mains du Pape Vitalien. U-dalde furpris de cette réfolution, fe retira de Rome. Hunegon-de libre revint en fon païs, & fe retira dans le Monaftére d’Hom-bliéres, proche de Saint-Quentin. Udalde fut fi touché de cetexemple,qu’il fe dévoua lui-même au fervice de I’Eglifed’Hom-bliéres, & mourut avant elle. Hunegonde redoubla après cettemort fa ferveur & fes auftéritez, & mourut l’an 690. Son corpsfut levé de terre l’an 946, & fut mis dans une châ(Te l’an 1051,par les foins de Macafre, Abbé d’Hombliéres; car ce Monafté-re de filles avoit été changé en Monaftére de Moines de faintBenoît, l’an 948. * Bernerus, apud Mabill. facul. I & V.
HUNERIC, HONORIC, ou UGN ERIC , Roi desVandales en Afrique, Arien de Religion, fuccéda à fon pèreGense ric l’an 476. Après la prife de Rome l’an 455, il a-voit époufé Eudoxie, fille de Valentinien ; & lorsqu’il fut parvenufur le thrône, il n’y eut forte de fupplices qu’il ne n:ît en ufage,pour tourmenter les Catholiques. Il leur permit d’abord libreexercice de leur Religion, puis il les perfécuta avec une barba-rie étrange. Il bannit quatre mille neuf cens foixante & fix Ec-cléfiaftiques, publia divers Edits contre eux, & en fit mourirà la perfuafion des Evêques Ariens jufques à quatre cens millepar des tourmens inouïs. Tbéodoric fon frère, & fes enfans, lePatriarche des Ariens, & tous ceux contre lefquels il avoitconçu quelques foupçons, furent les vi&imes de fa cruauté;caril avoit coutume d’employer indifféremment le fer & le feu pourla fatisfaire. 11 mourut la huitième année de fon régne l’an 485.Viftor de Vite dit qu’il fut mangé des vers, qui fortoient detoutes les parties de fon corps. Grégoire de Tours écrit, qu’é-tant entré en frénéfie, il fe mangea les mains ; & Ifidore ajoûteque fes entrailles fortirent de fon corps, & qu’il eut la mêmefin qu’Arius, dont il avoit voulu établir la Seéte par tant demaf-facres. * Viétor de Vite,./. 1. de Perfec. Vand. Grégoire deTours, Hijl. I. 2. c. 3. Ifidore, Procope, &c.
HUNERIC, fils de HUNERIC. Voyez HILDERIC.
* HUN G ER (Wolfgang) Jurifconfulte du XVI fiécle , é-toit né à Walferbourg dans la Bavière. Il fut Profelfeur en Droitdans l’Académie d’ingdftadt, Chancelier de Frifirgue & Affef.feur de la Chambre Impériale à Spire. Il compofa une Apologiepour les Empereurs Frédéric Barberouffe & Louïs de Bavière;mais comme il étoit bon Catholique, il trouva plus â propos delafupprimer, que de la faire imprimer dans un tems tel que ce-lui où il vivoit. 11 mourut d’une maladie qui dura plufieurs an-
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nées, ce qui déroba au Public plufieurs Ouvrages utiles qu’il é-toit capable de donner. On met fa mort à l’an 1555. On publiaà Bâle en 1561 les Notes qu’il avoit faites fur les Céfars de CuC.pinien. Il corrigea & fit reparoître Bartbolomaus Bologninus JuperAuthent. habita C. ne filitis pro pâtre. Il traduilit auffi de l’Efpa-gnol & de l’Italien en Langue Allemande Excitaterium Auiicorumde Officia Aulici ut gratiam Principis confcquatur & confervet. * Bay-le , DiB Crit.
HUNGER, (Albert) Doéteur ès Droits & en Théologie,Profelfeur & Vice-Chancelier de l’Univerfité d’Ingoiftadt, Cha-noine de Paffau, fur la fin du XVI fiécle, étoit Allemand denation, & fils de Wolfgang Hunger, favant Jurifconfulte. Il nefe rendit pas feulement recommandable par fon éloquence, parfa capacité, &<par la connoilfance qu’il avoit de la Philofophie& de la Théologie, il fe diftingua auffi par fon zélé pour la Re-ligion Catholique, qui lui fit fouvent prendre la plume contreles Proteftans. Parmi fes Oraifons imprimées à Ingollladt, nousen avons une publiée l’an 1582 , fous ce titre, De Homologia Ji-ve confenfu Lutheri cum PhiloJopbia Epicuri. Plunger a compoféd’autres Ouvrages, * Le Mire, de Script, fac. XVI. Croëfelius,Elog. partie 2.
* HUNGER BRUN N, fontaine merveilleufe de Suiffe àdeux lieues de Zurich, au village de Wangen. Elle peut pairerpour un véritable miracle de la Nature. On l’appelle Hungerbrunn,c’eftàdire, Fontaine de la famine , parce que quand elle coule,c’eft un préfage de difette. Par des obfervations exaétes qu’ona faites depuis l’an 1686, jufqu’à notre tems, il paroit que dansles années d’abondance elle a toûjours été à fec, quelques for-tes & longues piuyes qu’il ait fait; & qu’au contraire, à mefurequ’elle a coulé, ia difette eft venue, & que plus elle a coulé,plus la difette a été grande. * Etat & Délices de Suiffe, tome 2.p. 49 & 50. édit. d’Amfterdam 1730.
HUNGERFORD, bourg d’Angleterre avec marché dansla partie qui eft au fud-eft du Comté de Bark, qu’on appelleKcntburg, eft près du Comté de Wilt, & fitué fur le bord du fud-eft de la rivière de Kennet. Il eft renommé pour fes truites &fes bonnes écreviffes. * DiBion. Angl.
H U N G Q U A N G, eft mis par quelques Auteurs au nombredes Empereurs de la Chine,après la mort de Zunchin,l’an 1644,pendant que les Tartares s’emparoient de cet Empire. Il réfutaquelque tems â ces Barbares; mais ayant été pris l’an 1645 , *1fut étranglé avec la corde d’un arc, près de la ville de Ptking,n’ayant pas régné une année entière. * Martini, Jéfuite, Hifi.de la guerre des Tartares contre la Chine.
HUNIADE, (JeanCorvin) Vaivode de Tranffylvanie, &Général des Armées de Ladiflas Roi de Hongrie ,fut un des plusgrands Capitaines de fon fiécle. Il combattit avec un courageinvincible contre les Turcs, & gagna des batailles importantesl’an 1442 & 1443, contre les Généraux d’Amurat, qu’il obligeade fe retirer de devant Belgrade après un fiége de fept mois.L’an 1444, il fe trouva à la bataille de Varnes, où Ladiflas futtué, & qui fut fi fatale à la Chrétienté. Depuis, Huniade futfait Gouverneur de la Hongrie, & rendit fon nom fi redoutableaux Turcs, que les enfans mêmes de ces Infidèles ne l’enten-doient prononcer qu’avec frayeur, & l’appelloient J/meus Lain ,c’eft à dire, Jean le fcélérat. Il fut néanmoins vaincu par lesTurcs les 17, 18 & 19 Oétobre 1448. Par fes foins il empêchaMahomet II de prendre Belgrade, que ce Sultan avoit alfiégél’an 1456. Huniade mourut à Zemplen le dixiéme Septembre dela même année 1456. On dit qu’il ne voulut jamais permet-tre qu’on lui apportât le faint Viatique dans fa chambre, & qu’ilalla le recevoir à l’Eglife, difant qu’il ne méritoit pas cet hon-neur du Roi des Rois. Mahomet II témoigna un déplaifir ex-trême de la perte d’Huniade, qu’il appella le plus grand hommequi eût porté les armes ; & il s’eftima même malheureux de n’a-voir plus de tête allez illuftre dans l’Univers, fur qui pouvoirvenger l'affront qu’il avoit elîuyé devant Belgrade. Le Pape Ca-lixte III verfa des larmes, lorsqu’il apprit la mort de ce grandhomme, & tous les Chrétiens en furent affligez. Huniade laiffadeux fils, Ladiflas & Matthias; l’aîné defquels, à la per-fuafion des envieux de la gloire de fon père, eut la tête tran-chée, pour avoir tué en duel le Comte de Cilley, qui I’avoitfait appeller. Matthias , qui avoit été mis en fûreté, paffa de laprifon au thrône, & la Hongrie a bu peu de Rois plus vertueux& plus fameux que lui. * Thurofius, in Chron. Hur.g. Bonfi-nius, in Hifi. Chalcondyle, /. 5, 7 8? 8. Eneas Silvius, Europe.Monftrelet. Meyer. Naucltrus, écc.
HUNIBAUD, Auteur Gaulois, qui vivoit du tems du RoiClovis le Grand, travailla, dit-on, à une Hiftoire de fa Nation,dont il recueillit divers Mémoires dans les Ecrits desDruïdes;mais cet Ouvrage qui comprenoit plufieurs Livres, dont Tri-théme fait l’abrégé de douze, eft affurément fuppofé. * Ponta-nus, de Origine Francorum. Cluvier, Antiq. German. h 2. c. 20.Simler. Vofflus, &c.
HUNINGUE, belle fortereffe qui appartient à la France,fur le Rhin, à une petite demi-lieue au deffous de Bâle. Dansle lieu où elle eft fituée il y avoit autrefois un village & près delà une tour environnée d’un rempart, à caufe du paffage du Rhinqui y eft fort commode. En 1677» l’Armée Impériale s’emparade cette tour fous Je Duc de Saxe-Eifenach, fit un pont fur leRhin & fe maintint pendant quelque tems dans ce polie contreles François, ce qui fit comprendre aux François, qu’il falloits’afflirer mieux à l’avenir de ce paffage; parce que de ce côté-là on entre aifément de l’Allemagne' dans l’Alface & de là dansla Bourgogne. Ils commencèrent donc, d’abord après la paix,de Nimégue, à fortifier cet endroit en difant qu’on n’y vouloitfaire qu’une redoute. La ville de Bâle, auffi bien que les autresCantons Suiffes, voyant qu’on en étendoit tous les jours davan-tage les fortifications, envoyèrent des Députés à la Cour de
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