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HOZIER, (d’) nom célébré dans le XVII fiécle, par lemérite de ceux qui l’ont porté, elt celui d’une ancienne famillede Salon en Provence. Etienne d’Hozier époufa l’an 1518,Catherine Humbert, dont il laiffa trois fils & plufieurs filles. E-tienne d’Hozier l’aîné, continua la poftérité; Jean d’Hozier,le fécond, qui fut Viguier de la ville de Salon l’an 1600, mou-rut l’an 1612,fans enfans de Marthe de Raoul; & Antoine d’Ho-zier, fut tué le 28 de Juillet 158* à la bataille de la Terce enAfrique, où il commandoit une Compagnie de gens de pié, fousle Général Philippe Strozzi. Etienne d’Hozier II, né à Sa-lon le 18 Oftobre 1647, ayant été deitiné à l’étude de la Jurif-prudence, s’y appliqua avec beaucoup de fuccès; & après avoirété reçu Avocat au Parlement d’Aix, il fe dirtingua tellementpar le progrès qu’il fit dans l’exercice de cette .jrofefüon, quedès l’âge de 25 ans on commença à le charger de plufieurs com-miilions importantes. Il s’en acquitta toujours avec habileté, &depuis l’an 1572, jufqu’en 1608,fit vint-cinq voyages à la Courpour les affaires générales & particulières de fa Province. Il é-poufa i°. l’an 1580, Marguerite du Deftrech, fille de Vincent duDeftrech, Ecuyer : 2°. FrançdJ'e de Tellier, de laquelle il eut1. Magdelon, qui fe maria en Languedoc, où il a laiiTé des en-fans; 2. Pierre qui fuit; & 3. Etienne, qui mourut à Amboi-fe l’an 1626, fervant dans le Régiment des Gardes.
Pierre d’Hozier, né à Marlèille le 12 Juillet 1592, reçutune excellente éducation de fon père. On le conduifit à Parisl’an 1612, pour le mettre dans un Collège; mais il fallut le ra-mener en Provence l’année fuivante, parce que la foibleffe defa vue s’oppofoit à fes études. Après la mort de fon père, ilréfolut de fuivre laprofeflîon des armes, revint à Paris l’an 1615,& fe mit dans la Compagnie des Chevaux-legers de M. de Cre-qui-Bernieules, Chef de cette Maifon, qui recherchoit alors faGénéalogie. L’inclination naturelle de Pierre d’Hozier, excitéepar la curiofité de M. de Bernieules, l’engagea de s’offrir à ceSeigneur, pour l’aider dans fa recherche. Il y travailla avec unetelle ardeur dès ce tems-là, que fa hardieffe le porta à vouloirfaire un coup d’effai de la Généalogie de cette illuftre Maifon.Le fuccès qu’elle eut l’encouragea à entreprendre la recherchegénérale des Maifons principales & particulières du Royaume.Sa réputation naiffante alla beaucoup plus loin qu’il n’avoit efpé-ré, & les amis qu’il s’étoit fait lui confeillérent d’entrer dans laMaifon du Roi, afin de mettre mieux en œuvre tout fon mérite :11 bien qu’il fe fit pourvoir le quatrième Mars 1620, d’une pla-ce de l’un des cent Gentilhommes de l’ancienne bande de laMaifon de fa Majefté. Pendant qu’il demeura dans cette Compa-gnie, les occafions qu’il eut de faire des voyages, lui facilitè-rent le moyen de recueillir tant de matières pour l’exécution defon vafte deffein, qu’à fon retour il s’attacha uniquement à cul-tiver cette partie de l’Hiftoire. 11 eut le bonheur de joindre unedes plus excellentes mémoires , dont les fiécles paffez nousayent donné d’exemple, au travail immenfe dont il s’occupoit.Cela fut caufe que la Nobleffe la plus qualifiée l’employa pouravoir une Généalogie dreffée de fa main. Gafton de France,Duc d’Orléans, qui aimoit les perfonnes diftinguées par des ta.lens extraordinaires, lui donna le 12 Janvier 1627, une chargede l’un des Gentilshommes de fa fuite, après avoir entendu par-ler de la mémoire étonnante de cet homme, qui poffédoit, &citoit fur le champ, & fans fe tromper, les dates des contrats,les noms, les furnoms & les armes de chaque famille, qu’il a-voit une fois étudiée. Le célébré d’Ablancourt difoit ordinaire-ment, en parlant de M. d’Hozier, qu’il falloit qu’il eût affiliéà tous les mariages & à tous les batômes de l’Univers. Un mé-rite fi extraordinaire ne demeura pas fans récompenfe; car leRoi l’honora de fon Ordre de faint Michel l’an 1628, dans untems où il étoit encore recherché par des perfonnes confidéra-bles, & l’année fuivante, il lui accorda une penfion de douzecens livres. L’an 1641, fa Majefté lui conféra la charge de Ju-ge d’armes de France, vacante par la mort de François de Che-vriers de Saint-Mauris, Seigneur de Salagnien Mâconnois, Gen-tilhomme qualifié, qui exerça le premier cette fonction l’an 1614.Enfuite M. d’Hozier fut retenu au nombre des Gentilshommesordinaires de la Maifon du Roi, & le 31 Décembre 1642, futpourvu d’une charge de l’un des Gentilshommes fervans, conjoin-tement avec celle de l’un de fes Maîtres d’Hôtel ordinaires. A-près la mort de Louis XIII, il fut maintenu dans l’exercice desmêmes charges qu’il avoit poffédées fous fon régne, & le RoiLouis XIV, qui les lui confirma par des Lettres du cinquièmeJuin 1646, le pourvut auffi à fon avènement à la Couronne, dela charge de Généalogifte de fes écuries, qui fut créée en fa fa-veur. Enfin ce Prince, pour mettre le comble à fes bienfaits,& à ceux du Roi fon prédéceffeur, revêtit M. d’Hozier de la di-gnité de Confeiller d’Etat l’an 165:4. Ce favant homme, chéride tout le monde, confulté de plufieurs endroits de l’Europe ,&plus eftimable encore par fa candeur & fa probité, que par festalens extraordinaires, mourut le premier Décembre 1660,aprèsavoir porté fa Science des Généalogies au plus haut point de per-feétion où puiffent atteindre ceux qui viendront après lui. Ilavoit époufé à Lyon, le 21 d'Oftobre 1630, Tohmd Cerrini, néele huitième Janvier 1608, du mariage de Félix Cerrini, delàville de Pife en Tofcane, d’où il étoit venu s’habituer à Lyon,& de Marguerite Naudé , dont il eut 1. Louis Roger quifuit; 2. Henri, mort Novice dans le Couvent des Religieux Ma-thurins de la rue Saint-Jacques à Paris, le 17 Juin 1662, âgé de24 ans; & 3 * Charles d’Hozier,dont il fera parlé après fonfrère aîné.
Louis-Roger d’Hozier, né le feptiéme de Janvier de l’an1634, fut pourvu d’une charge de Gentilhomme ordinaire de laChambre du Roi le 25 d’Avril de l’an 1658, nommé par fa Ma-jefté Chevalier de l’Ordre de faint Michel, le 26 d’Avril de l’an16j9, reçut le collier de cet Ordre le 27 de Mai fuivant; & fut
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pourvu de la charge de Généalogifte des écuries de fa Majeftéle 22 de Juillet de l’an 1663; & enfin de celle de Juge d’armesde France le troifiéme de Janvier de l’an 1666. Mais il n’exer-ça ces charges que jufqu’au mois de Février de l’an 1675, parceque fa vue s’étant infenfiblement affoiblie, il eut le malheur dela perdre. Pour adoucir l’amertume de cette difgrace, le Roilui donna une penfion de mille livres, dont il a jouï jufqu’à famort arrivée le 29 Juin 1708, âgé de 74 ans. 11 avoit épouféle 20 Avril de l’an 1680, Madelainc'àe Bourgeois, fille de Sa-muel de Bourgeois, Ecuyer, Seigneur de la Foffe en Champa-gne, & de Charlotte de Leftre-de-ia-Motte. De ce mariage fontfortis 1. Louïs-Pierre d’Hozier qui fuit ; 2. Antoinette? Louifc-Théréfe , née le 25 Février 1681, & mariée au mois de Septem-bre de l’an 1706 à Dcnjs Petitpied, Sieur des Effars, Capitainedans le Régiment de Grancey, morte fans poftérité au mois deMai de l’an 1710, & fon mari au mois de Février 1714; & 3*Marguerite-Charlotte d’Hozier, née le 18 Juin 1682, reçue leneuvième Janvier 1690 au nombre des filles Demoifelles de laMaifon royale de faint Louïs, fondée à Saint-Cir dans le parcde Verfailles, mariée le huitième Novembre 1710 à Antoine deVaffart, Ecuyer, Seigneur de Burnecourt & d’Andernai, Gen-tilhomme ordinaire de fon Alteffe Royale, Monfeigneur le Ducde Lorraine, & morte le 29 Septembre 1721, mère d’un fils &de deux filles.
Louïs-Pierre d’Hozier, né le 20 de Novembre 1687,reçu en furvivance dans les charges de Généalogifte des écuriesdu Roi, & de Juge d’armes de France, le deuxième Novembre1710, nommé parle Roi, Chevalier de fon Ordre de faint Mi-chel, le 21 Février 1714, reçut la croix de cet Ordre & en prê-ta le ferment le 26 Mars fuivant, fut pourvu d’un Office de Con-feiller du Roi, Auditeur ordinaire en fa Chambre des Comptes àParis, le deuxième Février 1719» & fut reçu le huitième desmêmes mois & an. Il époufa le 23 Mars 1716, Marie-Anne Ro-billard, tille de George Robillard, Seigneur de Conac, Confeil-ler-Sécretaire du Roi, & de Marie-Anne le Bœuf. Il a eu de cemariage, 1. Anne-Charles d’Hozier, né le 15 Février 1717; 2,Augufle-George, né le 21 Mars 1718, mort au berceau; 3. Ma.rie-Magdeleine, née le huitième Mars 1719, morte auffi au ber-ceau; 4. Denys-Louis , né le 18 Avril 1720; 5. Antoine-Marie ,néle 28 Août 1721; & 6. Marie-Marguerite-Félicité d’Hozier, néele 15 Novembre 1722.
Charles d’Hozier, troifiéme fils de Pierre d’Hozierné le 24 Février 1640, après avoir voyagé dans divers endroitsde l’Europe, trouva à fon retour, dans un mémoire de familleécrit de la main de fon père, qu’il avoit fait une deftinationplus expreffe de lui,que de fes autres enfans, pour lui fuccéderdans l’étude de la même Science, qui Pavoit rendu fi recomman-dable. Quoiqu’il n’eût encore aucune connoiffance de la pro-feffion qu’il devoit embraffer, il commença à s’y attacher avectant d’application, qu’avec les inftruétions des deux perfonnesles plus habiles dans cette étude,feu M. du Bouchet & M. l’Ab-bé le Laboureur, & les confeils qu’il reçut des illuftres Mrs,d’Hérouval & du Cange, il s’y eft aquis cette parfaite connoif-fance, dont il a donné des preuves en tant d’occafions. Ayantété pourvu, conjointement avec fon frère aîné, des charges deJuges d’armes de France, & de Généalogifte des écuries du Roi,il publia à Châlons le grand Nobiliaire , où il drefia toutes lesGénéalogies des Maifons les plus anciennes, & les plus illuftresde ce païs. Il a fait depuis plufieurs autres Généalogies particu-lières , parmi lefquelles il y en a d’imprimées. Il a réduit dansune forme nouvelle & agréable les preuves de nobleffe, qu’il afaites pour quelques-uns des Chevaliers du Saint Efprit, & cel-les qu’il fait journellement pour les Pages des écuries du Roi;& c’elt fur ce modèle que fa Majefté a voulu qu’il fît auffi cellesdes Demoifelles, qui font reçues dans la Maifon de faint Louïs,fondée à S. Cir. Le Roi l’a gratifié d’une penfion de 2000 li-vres , & Monfieur le Duc de Savoye lui a donné la croix de laReligion, & des Ordres militaires de faint Maurice & de faintLazare. II a époufé Mane-Edmée Terrier, veuve A’Eloï Rofii-gnol, Valet de Chambre & Valet deGarderobe ordinaire du Roi,dont il n’a point d’enfans. * Chorier, Hifl. de Dauphiné. Nobi-liaire de Provence, par l’Abbé Robert. Hijloire de la ville de Mar-J'eille, par Ruffi.
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H RADISCH, HRADISSE, ville du Royaume de Bo*héme. Elle eft dans la Moravie, fur la Morave, à onzelieues au deffous d’Olmutz. On croit que ce pourrait être l’an-cienne Arficua , ville des Quades, que quelques-uns mettentpourtant à Brinn. * Maty, DïB. Géogr,
HRADIUM REGINÆ. Cherchez KONINGSGRETZ.HRALIMIR, fils de Tugomir, Roi de Servie, fuccéda àfon père vers l’an 990. Il n’elt connu que par le foin qu’il pritde faire fortifier quelques places, & par fes trois fils que l’onnomme Pétrifias, Mirojlas, & Draghimir. En partageant fes E-tats entre eux, il donna au premier la Zenta ; la Podgorie, oupaïs des montagnes au fécond; la Trébigne & le païs de Zach-lumes au troifiéme. Miroflas étant mort fans poftérité, Pétrifiasrecueillit fa fucceffion, & la laiffa à fon fils Vladimir, qui fut dé-pouillé de fes Etats par Jean Ladiflas Roi de Bulgarie, ainfi qu’onle dit en fon lieu. Draghimir, qui furvécut à fes frères, futaffaf-finé peu après par fes propres Sujets,& ne laiffa qu’un fils nom-mé Dobroflas, qui rétablit le Royaume de Servie. * Du Can*ge, P amitiés Byzant.
HRASTIE HORITABOR. Voyez TABOR.
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