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4 (1740) Lettres F - H
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H O W

H O Y

^ I ^

cembre 1546. La principale chofe qu’on leur imputa, fut d'a-voir pris les Armes pleines du Royaume dans leur famille; cequi devoit faire juger, difoit Henri, qu’ils avoient des préten-tions à la Couronne. Le Duc fe jurtifioit, en difant, qu’il por-toit les mêmes Armes que fa Maifon avoit portées de toute an-cienneté, & que quoiqu’il eût droit de les porter pleines & en-tières , & fans brifure , il ne l’avoit pourtant pas voulu fai-re fans avoir confulté les Maîtres de l’Art du Blafon, qui l’a-voient tous affuré qu’il les pouvoit porter de la forte. Ces rai-fons ne furent point écoutées des Juges affidez, à qui le Roiavoit commis la connoiffance de cette affaire : ils condamnèrentdonc à mort le père & le fils, & la fentence fut publiée le 16Janvier 1547. Le Roi quife mouroit lui-même, changea l’Ar-rêt de mort du père en une prifon perpétuelle, d’où il ne futtiré que fous le régne de Marie, qui le fit fon Grand-Maître d’Hô-tel & fon Plénipotentiaire à la paix de Cateau-Cambrefis, en1558; mais le Comte de Surrey, fon fils, dont le Roi fe défioitle plus, parce qu’il étoit plus jeune, fut exécuté le 19 Janvier.Henri VIII mourut le 17 du même mois. Elizabeth, étant mon-tée fur le thrône, eut grande confiance au Duc de Norfolck,qui étoit fon parent au troifiéme degré, & quoiqu’il fût zélé Ca-tholique , elle le fit Grand-Maréchal du Royaume, & donna l’A-mirauté à fon frère, qui en étoit encore en pofreffion en 1588,lorsque la Flotte de Philippe II, Roi d’Efpagne, & qu’il avoitnommée l’invincible, vint attaquer l’Angleterre. Le Comte d’A-rundel, & trois autres Seigneurs de la Maifon de Howard , &tous Catholiques, furent aulli élevez à des charges confidérablespar cette Reine; mais Thomas Howard, III du nom, Duc deNorfolck, ayant eu l’imprudence de parler pour Marie Stuart,pendant qu’elle étoit prifonniére d’Elizabeth, & de demandermême à l’époufer, c’en fut afTez pour le rendre fufpect. La Rei-ne le fit donc arrêter, & peu après elle le fit élargir: ce fut pourpeu de tems, car Elizabeth étant inquiète, tant que ce Seigneurferoit à la tête des Catholiques, & craignant qu’il n’entreprît detirer la Reine d’EcofTe de fes mains, le fit remettre en prifon,& lui ayant fait faire fon procès, on lui trancha la tête le deu-xieme Juin 1572. Cela n’empêcha pas que Thomas, Comte deSuffolck, l’un de fes fils, ne fût envoyé par cette PrinceiTe l’an1591, en qualité d’Amiral d’Angleterre vers les Indes Orienta-les, pour y troubler le commerce des Efpagnols. L’an 1596, ilfe trouva à la prife de Cadis par les Anglois fur les Efpagnols,& la Reine Elizabeth l’avoit nommé pour être le Confeil duComte d’Eifex dans cette expédition. * Léti, Fie de la Reine F.-lizabetb. M. de Rapin-Thoyras, Hifi. d'Angleterre, tome 5. h 15.p. 403 & fuiv.

HOWARD, (Guillaume) quatrième fils de Thomas IV,Duc de Norfolck, fut créé par Charles I, Roi d’Angleterre, Lord,Vicomte & Baron de Stafford, dont il avoit époufé l’héritiére.11 embraffr la Religion Catholique, & fut arrêté fur la dépofi-tion de deux infignes fcélérats, Oates & Bedloe, comme com-plice d’une prétendue confpiration des Catholiques contre Char-les II, Roi d’Angleterre, & condamné par le Parlement, aprèsdeux ans de prifon, a la peine des Criminels de haute trahifon.Le Roi ne pouvant le fauver entièrement, ne put que changerle genre de fon fupplice. Ce Seigneur eut la tête tranchée àLondres le huitième Janvier 1681, âgé de 70 ans, ayant fait furl’échafaut un difcours pour juilifier fon innocence, & une pro-teftation qu’il mouroit dans la Communion de l’Eglifc Romaine.Quatre ans après Oates fut condamné comme parjure par le Par-lement; ce qui jullifia la mémoire de ceux qu’il avoit accufez.Voyez OATES. * Les Mémoires du tems ; £)* Fexcellente Apologiepour les Catholiques par M. Arnauld.

En lifant cet Article on ne fauroit s’empêcher de croire,fur le témoignage de M. Arnaud dans fon Apologie pour les Ca-tholiques , que la confpiration dans laquelle fut impliqué Guil-laume Howard Duc de Norfolck, dont il vient d’être parlé, eftun roman controuvé pour nuire aux Catholiques d’Angleterre.Mais peut-être qu’on changera de fentiment, fi l’on fe donne lapeine de lire ce qu’a écrit là-deffus M. Jurieu dans fon Livre quia pour titre Hiftoire du Papifme, tome 2. depuis la p. 374. jufqu’àla fin. Ajoutez à cela ce qu’en dit le judicieux 6c impartial M.de Rapin Thoyras dans fon Hift. d'Angleterre, tome 9. I. 23. oùdepuis la p. 401, jufqu’au delà de la 300, il examine le pour &le contre de la confpiration dont il s’agit, & fait voir dans la p,456, ce qu’il en penfe.

HOWARD, (Thomas-Philippe) Cardinal Anglois,frère duDuc de Norfolck, prit l’habit de Religieux de l’Ordre de fai ritDominique, & fut nommé par le Pape Clément X, le 27 Mai1675, Cardinal du titre de fainte Cécile. Il fut aufli Grand-Au-mônier de la Reine d’Angleterre, & mourut à Rome le 16 Juini694,enfa65 année. Il eft enterré à fainte Marie de la Minerve.

HOWARD (Catherine). Voyez l’Article de HOWARD(Thomas I du nom).

H O WD ON, bourg d’Angleterre avec marché. Il donnefon nom à une Contrée, dans l’orient du Comté d’Yorck. Onl’appelle le Howden-Shire. * DiH. Anglois,

HOWE. Voyez H O W.

HOWEL, (Jacques) Anglois, & Hiftoriographe du Roid’Angleterre, eft connu par quelques Ouvrages. Le premier eftune Hiftoire de Louis XIII, écrite en Anglois, & imprimée infolio, à Londres en 1646: Le fécond, qui eft intitulé, la Forêt deDodone, parut dans la même ville en deux volumes en 1640 &1650. On l’a traduit depuis en François, & fait imprimer en1652. L’Auteur y traite de divers points d’Hiftoire de fon tems.Le troifiéme peut paroîcre affez curieux, puisque l’Auteur y trai-te de la prééminence des Rois de France, d’Efpagne & d’An-gleterre.^ Il le publia en 1664 en Anglois; mais B. Harris le don-na en même tems en Latin. Howel ne vécut pas Iongtems après,& mourut en 1666. * Le Long, Biblioth. Hifi. de France.

H o W. H o x.

HOWRS, HOURS ou OULX, vallée de France dans

le Dauphiné près de Briançon. Elle a fept lieues de longueur& eft bornée par un village du Piémont, nommé Galaffe. Eyfil-les, place forte, y eft fituée. Le Montuifi eft dans cette vallée.Cette montagne eft fi haute qu’on peut la voir de Milan, & d’au-tres lieux extrêmement éloignez. * Davity, Dauphiné. Th. Cor-neille, DiH. Géogr.

H O W S O N, (Jean) premièrement Evêque d’Oxford, & en-fuite de Durham, a écrit un Livre fur le Divorce. Il a aufli faitdes Sermons contre le facrilége, & contre la fuprématie du Pa-pe. Il eut ordre du Roi d’Angleterre Jacques I de les faire, pourfe purger du foupçon de favorifer la Religion Catholique. Ilmourut en 1631. * DiH. Angl.

*H O X. H O Y.

H OXSEMIUS, Chanoine. Cherchez HOCSEMIUS.HOXTER. Voyez HEUXTER.

H O Y ou HOYE, Ifle de la Mer d’Ecoffe, anciennementDumna , eft une des Ifles Orcades. Elle eft fituée entre cellede Mainland & le nord de l’Ecoffe, dont elle n’eft féparée quepar le Détroit de Pictland. Cette Ifle a des montagnes fi hau-1 tes, qu’elles fervent d’enfeignes à ceux qui font voile dans lesi mers voifines. Elle eft féparée en deux par un Ilthme de fableque la haute marée couvre On trouve dans la partie orienta-re de cette Ifle, nommée Wal , des chevaux fauvages qui fontpetits, laids, indomtables & incapables de porter des fardeaux,à caufe de la petiteffe & de la foibleffe de leurs jambes. * Ma-i ty, DiH. Géogr.

HOYE, (André). FojczHOIUS.

HOYE, ville d’Allemagne dans la Weftphalie avec tître de1 Comté, appartient au DucdeBrunfwick. Elle eft fituée fur leWé-fer, au fud-fud-eft de Nyenbourg, dont elle eft éloignée d’en-viron quatre lieues. Elle eft capitale du Comté de Hoye.HOYE, Comté du Cercle de Weftphalie, eft borné au nord| par le Duché de Brème, à l’eft par les Duchez de Lunebourg &

! de Brunfwick, au fud par l’Evêché ou la Principauté de Min-I den, & à l’oueft par le Comté de Diepholt. Dans la partie o-rientale il eft traverfé du fud au nord par le Wéfer, qui arrofeNyenbourg, & Hoye qui en eft la capitale. Sa largeur eft é-gale à fa longueur qui eft d’environ dix lieues. Une ancienneMaifon de Saxe en a eu Iongtems la poffeflion &fut obligée d’enfaire hommage aux Ducs de Brunfwick. Othon, à qui ce Comtéappartenoit ,étantînort en 1582, ils s’en emparèrent, & le divifé-rent en deux parties. La fupérieure comprend les Bailliages de Stolt-zena, d’Erenbourg, de Strigerberg, de Stedenbourg, de Pénau & deBarenbourg, & ce fut celle que les Ducs de Brunfwick-Wolfenbu-tel eurent en partage. Ceux de Brunfwick-Lunebourg eurent lapartie inférieure, qui renferme les Bailliages de Hoye, de Nyen-bourg, deLibenau, & du vieux & du nouveau Bruck Haufen.Le Landgrave de Heffe-Caffel acquit ceux de Vecht & de Freu-denberg, dont il invertit les Comtes de Bentheim. * Audiffret,Géogr. anc. & mod. tome 3. Th. Corneille, DiH. Géog.

* HOYER (Michel) Religieux de l’Ordre des Hermites de| S. Auguftin, naquit à Hesdin en Artois, en 1593. Avant quede prendre l’habit de fon Ordre, il enfeigna pendant quelquesannées les Humanitez à Lille; & après qu’il eut fait profefllon,il fit en divers Collèges des leçons de Poëfie & de Rhétorique.On a de lui FlammuU amoris S. P. Augufiini ; Theatrum Caftitatis,fivc Sufanna & Gamma, Tragœdu ; Poémata ; Vita S. P. EphraemSyn ; Oratio Encomiaftica de J'anHitate vita & divina fapientia Jo-bannis Duns.Scoti. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. 673 &

674.

HOYER, (Anne Owéne) Dame de Holftein, iffue d’unefamille noble & née en 1584. En 1599» elle époufa Hermande Hoyer, Gentilhomme de naiflance & Lieutenant du Duc deHolftein. Depuis la mort de fon époux, elle vivoit fur fa terrepartant fon tems à la lefture & à la compofition de vers AUe-mans. Dans ce tems, Nicolas Tétingius la vit ôc lui infpira fesfentimens. En 1627,elle fe mit à écrire & eut fur-tout de grandsdémêlez avec le Clergé de Holftein pour la défenfe de fon Maî-tre dont elle s’étoit chargée. Ces mêmes difputes furent la cau-fe qu’en 1632, elle quitta fa patrie & alla en Suède où elle é-toit encore en 1648. Il y en a qui croyent que Frédéric, Ducde Holftein, la recommanda à la Reine Chriftine. On a remar.qué qu’elle n’a jamais voulu tuer aucun animai & qu’elle s’eftnourrie de portions pourris. Elle entretenoit plufieurs chiens,pour leur faire nourrir les puces & les poux qu’elle épargnoit.Elle fait entendre dans fes Ecrits qu’elle eftimoit beaucoup lesFrères de la Rofecroix, David George, Schwenckfeld & Wei-gel. On a imprimé tous fes Ecrits enfemble à Amfterdam en1650. * Colberg. Plat. Herm. Chriftenth. Arnold Kirchen-Hifi.partie 3. c. 10. 5 - 14. 13. Moller, partie 2. IJ'ag. Hifi. Cimbr. p.14t. Feuftking, in Gymceo haretico-fanat. p. 356. DiH. Allemand.HOYERSWERDA. Voyez HOJERSWERDA.

H O Z.

H OZA. IV.- OZA.

HO Z Al, Prophète qui a écrit l’Hiftoire particulière descrimes & de la pénitence de Manaffé. Il fe peut faire que l’O-raifon de Manaffé que nous avons encore, ait été tirée de ceProphète, dont nous avons perdu les Ecrits. * II Chron. ouParalip.ch. 33. v. 19. La Verfion Françoife des Proteftans, &celles des.Anglois & des Flamands, traduifent le mot de Hofaïpar celui de Voyons.

HOZIEL. Voyez HAZIEL.

HO-