Druckschrift 
2 (1740) Lettres B - CHEG
Entstehung
Seite
8
Einzelbild herunterladen
 

8 CAD.

C A D É E, ou la Ligue de la Maifon de Dieu, en Latin Cafa DeiTsoedus, TaedusCathédrale. C’eft une des trois Ligues, quicompofenth République des Grifons. Elle eft la plus étendue Sc la plus puif-ïante des trois. Elle renferme l'Evêché de Goire, la grande Val-lée d’Engadine & celle de Bregaille ou de Pregel. De onze gran-des Communautez ou vint & une petites, dont ce Pais eft compofé,il n'y en a que deux qui parlent Allemand, le Langage des autres,qu’on appelle Rhétique, eft un Italien corrompu. La ReligionProteftante eft dominante dans cette Ligue, qui eft alliée avec lesftx premiers Cantons Suiffës depuis l’an 1498. L'Adda Sc l’Inn ontleurs fources dans cette Ligue, dont les lieux principaux font Coirecapitale, Sc Furftenaw. * Maty, DiB.Géogr.CADELSBURG. Voyez. CATELSBURG. .CADEMOTH, ou CED 1 MOTH. Voyez. K E-D EM O T IL

C A D E N A C, petite ville de France dans le Quercy, furles frontières du Rouergue, eft fuuée fur la rivière de Lot, à huitou neuf lieues de Cahors. Quelques Auteurs la prennent pourXUxellodtmum , qui eft célébré parmi les anciennes villes des Gau-les, parce que ce fut la dernière qui fe défendit contre Céfar ; maisil y a apparence que cette ville étoit différente de Cadenac d'aujour-d’hui, & peut-être que c’eft Cahors même. * Baudrand.

C A D E N E T, bon Bourg de France dans la Viguerie d’Apten Provence, à demi lieue de la Durance, à trois d’Apt Sc à cinqd’Aix. * Maty, DiB.Géogr.

C A D E R Billcth, fils d'Ifaac , & petit-fils du Calife MoBader,fit, dit-on, un fonge qui l’avertiiïoit de fa grandeur future 8c de lalongueur de fon régne, & immédiatement après il fut élevé au Ca-lifat par Bahaedduiah, Sultan de la Maifon des Buides, l’an del’Hégire 381, deJ.C.991, après la dépoluion de Thaï fon prédé-cefléùr. Il fut le 25 Calife de la Maifon des Abbalîides. Caderayant fait fon entrée dans Bagdet, Sc étant entré en poffeffion de fanouvelle dignité, ordonna toutes chofes avec plus d’autorité que n’a-voient fait fes prédéceflèurs depuis longtems. Bahaedduiah, quiavoitfait dépofer Thaï, à caufe qu’il en prenoittrop, trouva lafienne beaucoup affoiblie fous ce Calife, qu’il avoit élevé lui-mê-me, d’autant plus que fon régne fut fort long ; car il régna 40 ans& trois mois, & ne mourut qu’en l’an 421 de l’Hégire, de J. C.1030. Cader qui croyoit qu’Ali étoit celui qui lui avoit annoncé enfonge fon élévation, témoigna toujours être fort reconnoiflànt de cet-te faveur, en procurant de grands avantages à tous ceux de fa famil-le. L' an 416 de l'Hégire, & de J. C. 1025, Cader déclara fonfils Caïm Beemrillith pour fon Succeflèur, & l’an 421 il mourut dansla 81 année de fon âge, fort regretté de fes Sujets aulquels il avoittoujours rendu tres-bonnejuftice. * D’Herbelot, Biblioth. Orient.

C A D E R D, fils d eGiafer beg , fils de Mikail, fils de Selgiuk,premier Sultan dé la fécondé race des Selgiucides, qui a établi uneDynaftie particulière dans le pais de Kerman, qui eft la CaramaniePerfique. Ce fut fon oncle paternel, nommé Togml Beg, premierSultan de la première race des Selgiucides de Perlé, qui le fit Gou-verneur de ce païs-là, l’an de l’Hégire 433, de J. C. 1041. Il ydevint en peu de tems fi puiffant, que de fimple Gouverneur il lerendit Prince Souverain, & il ajoûta même à cette Province celleque l’on nomme Fars, qui eft la Perfe proprement dite; en forteque l’an 455, il s’étoit fait un Etat très-confidérable, dont il fe pou-voit contenter. Mais l’ambition l’ayant porté à entreprendre fur lesEtats de Malek Schah fon neveu, il fe donna entre eux une des plusfanglantes batailles, que la Perfe eût encore vues. La Viétoire fedéclara enfin pour Malek Schah. Caderd, fait prifonnier, fut con-duit dans un château, où il fut empoifonné par l’ordre du Viéto-rieux. Il avoit régné 32 ans, & il laiflà pour fuccelfeur un filsnommé Soltan Schah, qui régna toujours fous la dépendance deMalek Schah fon coufin germain , qui lui fit rendre lés Etats.* D’Herbelot, Biblioth. Orient.

* CADEROUSSE, petite ville de France dans la Pro-vence. Elle eft enclavée dans la Principauté d’Orange, ayant laville d’Orange à l’eft & le Rhône à l’oueft.

* CADE'S (leDéfert de) ouïe Défertde Sin, s’étendoitde-puis la Mer Rouge, jufqu’aux frontières de. la Paleftjne.

CADE'S ou C A D E'S-B A R N E, ville dans le DéfertdePharan & deSin, qui eft entre la Terre promife, l’Egypte Sel’Arabie. Chodorlahomor Roi des Elamites, & les Rois fes Al-liez, après être entrez dans le Défert de Pharan, revinrent à lafontaine de Mifçpat, Genéfe, ch. 14. v. 7. Il eft encore fait men-tion de ce lieu, Nombres, ch. 20. v. 14. Deuter. ch. 32.1t. 51. Cefut là que Marie foeur de Moïfe mourut & fut enterrée, Nombres,ch. 20. v. 1.8c que Moïfe & Aaron marquèrent quelque défiancequi les exclut de la Terre de Canaan, Nombres, ch. 27. v. 14.Les Ifraëlites y fejournérent après être fortis d’Afion-Gaber, Scavant que d’aller à la montagne de Hor. Il y avoit dans la Paleftined’autres villes qui portoient le nom de Cadès, comme Cadês-Azor,&c.

CAD E'S, ville de la Tribu de Nephtali. Flave Joféphe l’ap-pelle Cadefa ou Cedefa, & le Grec de Tobie ôadis. C’etoit uneville de refuge, qui fut donnée aux Lévites de la famille de Gerfon.Elle étoit fituée au haut d’une montagne, à l’Occident du Lac deLamechon. Ce fut là où Jonathas, frère dejudas Machabée, ac-compagné d’une poignée de gens, qui fembloient n’être animez quepar le defefpoir, pouffa & pourfuivit avec tant de furie une groffé ar-mée de Démétrius Nicanor, qu’il lui tua trois mille hommes. * I.Machab.ch. ii.it. 63. Voyez, aufli CE'DE'S, ville de la HauteGalilée.

C A D E S A. Voyez, l’article précédent.

CADESAND. Voyez. CASSANDT.CADESSIA, Cadifia, ville de Perfe, dans la provinced’Iraque Babylonnienne, à trente lieues de Cufa. * Baudrand.

C A DI nom au plurier, en Grec KaSoi, eft une ville de My-fie, félon Etienne de Byzance & Strabon, l. 12; mais Ptoloméela place dans la Lydie fur les frontières de la Phrygie, 8e non feu-

CAD.

lement dans Hiéroclès elle eft appellée ville de la Phrygie Capa-tiane; mais on trouve qu’un Evêque de cette ville foufcrivit au li-xiéme Concile de Conftantinople, Philippe Evêque de Cadi de lit Cx-patiane. Cette ville a dû être confidérable au troiliéme fiéde • caron trouve quelle frappoit des Médailles du tems de l’EmpereurValérien. *

CAD J. A R (Le) Cadiarus, rivière d’Efpagne, dans le Royau-me de Grenade. Elle a fa fource près du bourg de Cadicer, puiscoule vers le Midi, où elle reçoit diverfes autres petites rivières8c fe rend dans la Mer Méditerranée entre Motril tk Salobréna’

* Baudrand.

C A D I C U I. Voyez. CHALCÉDOINE,

C A D I G E. Voyez. T A D 1 G E.CADILESCHKER ou CADILESQUER,dans l’Empire du Turc, eft le Chef de la Juftice, qui juge toutesles caufesdans le Divan. Cadi , lignifie Juge, & Lcfcbker, armée;d’où eft venu le nom de Cadilefchker, c’eft à dire, Juge de l’ar-mée , parce qu’il étoit le Juge des foldats. Il n’y a que trois Cadi*lefehkers, dans toute l’étendue de l’Empire du Grand Seigneur. Lepremier, eft celui de l’Europe: Le fécond, celui de la Natolîe,ou de l’Afie: & le troifiéme, celui du grand Caire’. Ce dernierfut établi, lors que Sélim eut conquis l’Egypte, & il eft le plusconfidérable ; car fa jurifdiétion s’étend fur les Egyptiens, les Sy-riens & les Arabes, Sc fur une partie de l’Arménie. Aujourd’huiles Cadilefchkers n’exercent plus aucune jurifdiétion fur les Sol-dats, qui ont le privilège de ne pouvoir être jugez, que par les Of-ficiers qui les commandent. * Ricaut, de l’Empire Ottoman.

CADILLAC, petite ville de France dans la Guienne. El-le eft fuuée près de la Garonne à côté de Bordeaux & de Bafas ;fon château eft un des plus agréables de la Province, & fon terroirdes plus fertiles. Elle eft capitale du Comté de Bénauges. * Bau-drand. „

CADIMA ou CEDIMA, anciennement, Carima, Ca-rinna. Ç a été autrefois une ville ; maintenant ce n’eft qu’un villa-ge de la Province de Beira, en Portugal. Il eft à lalourcedelarivière de Giraon, à quatre lieues de la ville de Conimbre, 8c àdeux de la mer. On dit qu’il y a dans ce lieu là une fontaine ouDaffin, qui engloutit, àl’inftant, touteequ’ony met, quelque ré-fiftance qu’on y apporte. * Mcty, DiB.Géogr.

C A D I S, Juges des caules civiles de l’Empire du Turc. Ilsconnoiflent aufli des affaires fpiritueiles, dans le Biledulgérid en A-frique. Cadi fe prend ordinairement pour le Juge d’une ville. LesJuges des provinces fe nomment Mollas. * Ricaut, de l'EmpireOttoman.

C A,D I S, ville de la Tribu de Nephtali. Voyez. C A D E'S& CEDES.

CADIS, CADIX, CADIZ ou CALIS, que lesAnglois 8c ceux du Païs-Bas nomment Calis Malis, ille Sc villed’Efpagne près de la côte occidentale d’Andaloufie, au Nord dudétroit de Gibraltar. Elle a été connue à Célàr, à Strabon, à Pli-ne , à Pomponius Mêla, Sc à divers autres Auteurs, qui en parlentfous le nom de Gades 8c de Gadira. Elle en eut encore d’autres,comme celui de Tartejfus, que lui donne Feftus Aviénus.

Strabon dit qu’il y avoit autrefois deux villes de ce même nom Jmais Pline n’en met qu’une, dite Julia Gaditana, pârce que JulesCéfar, après avoir fournis l’Efpagne, y lailïà une Colonie de Ro-mains. On croyoit aufli autrefois, que Cadis étoit comme le termede la navigation, & qu’on ne pouvoit pas avancer au delà. On yavoit bâti un temple à Hercule, qui y amena, dit-on, les bœufs deGéryon. G’eft dans ce temple, où l’on dit que Jules Céfar ayantvu la ftatue du grand Alexandreverfa des larmes, en lé fouve-nant de tout ce qu’avoit fait ce Conquérant à l’âge de 33 ans. Ondit que Cadis a été la patrie de L. Cornélius Balbus, & du PoèteCanius qui vivoit du tems de Martial. Columella allure aufli delui même, que Cadis étoit le lieu de fa naiflànce.

L’Ille de Cadis eft plus longue que large. Sa longueur eft envi-'ron de fix lieues. Elle a vers le Septentrion le Golle appellé Bayede Cadis, où fe rend la rivière de Guadalquivir. Du côtéd’tErient, elle n’eft féparée de la terre ferme, que par un petit bras demer qu’on y paffé même fur un pont, dit la Puente de Suaco, ou lePont du Sac. Prefque au bout de l’Ifle, du côté de l’Océan occiden-tal , il y a une langue de terre féparée par un petit golfe Sc un grandfoflë rempli d’eau, où eft bâtie la ville de Cadis; de forte quellefemble être une fécondé Ifle. De chaque côté du rivage, & fur-tout à l’entrée du port, il y a plufieurs Forts, entre lefquels ceuxde San-Filippo Sc de San-Sébaftiano font les plus conlidérables.On a même eu foin d’en bâtir un fur un rocher, qui s’élève au mi-lieu de la mer. Les Efpagnols n’ont rien négligé pour fortifiercette place, quoiqu’elle ne le foit peut être pas aufli régulièrement"que celles qu on fortifie à la moderne. Depuis l'avénement de Phi-lippe V, petit-fils de Louis XIV, à la Couronne d’Efpagne, on abeaucoup augmenté/es fortifications. C’eft le rendez-vous ordi-naire des galions d /tépagne & des plus grands vaifléaux, parce quele port eft très-beat.*; Sc c’eft là qu’arrivent les flottes des Indes oc-cidentales , avec l’or Se l’argent du Pérou. Cadis eft une clef d’Ef-pagne, l’une des trois qu’on dit que l’Empereur Charles-Quint re-commanda au Roi Philippe II, Ion fils, Sc dont la garde elt d’uneextrême importance pour la confervation de cet Etat. Les deuxautres étoient Fleflingue Sc la Goulette, l’une dans le Païs-Bas Scl’autre en Afrique. Son terrain eft mêlé de plaines Sc de monta-gnes, mais fans aucunes fontaines, défaut auquel on fapplée parquantité de puits. L’entrée de la baye de Cadis eft fort dangereu-le, à caufe des écueils appeliez le Diamant, Sc Los Bueros. Leport de la ville, qui eft litué à la pointe de Tille, regarde 1 Orient.La ville eft peuplée d’un grand nombre de riches Marchands, quiy ont les plus beaux magazins de l’Europe. Le château a été bâtiparles Mores, Sc depuis il-a été mis dans un très-bon état. LeFort de Saint-Sébaftien a été conftruit pour défendre 1 entrée duGolfe: Sc le fort de Saint-Philippe pour aflùrer le port. La ville