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2 (1740) Lettres B - CHEG
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C AB.

fonnes de la condition la plus baflë, avoient audience au (fi tôt que lesplus diftinguez. 11 a donné en 1675 , la Théorie & la Pratique duDroit Canonique pour le Pore de la pénitence & P our I e Fore contentieux ,tant Eccléflaflique que féculier, imprimée pour la première fois à Lyonen 1675 ; Ôc une Notice d’Hifloire Eccléflaflique des Conciles & des Ca-nons conférez, les uns avec les autres , imprimée en un volume in folio,en 1681. Ces deux Ouvrages Latins, d'un grand ulâge pour,les Ec-cléfiaftiques (quoiqu’il y ait plulieurs principes contraires aux maxi-mes 8c aux ufages de l'Eglife Romaine fondez fur l’ancienne Dtfciplinede i'Eglife) ont été réimprimez plufieurs fois. Il a aulfi compofé unTraité de l’Ufure imprimé à Aix , & a laide quelques décidons furdiverfes Queftions fous le titre de Hors, fubcifiva. * M. Du Fin ,Bibliothèque des Auteurs Eccléflafliquee XVIIJiecle . tome 3.

C A B B A L E. Voyez, CABALE.

CABBE'DO DE VASCONCELLOS (Michel)né à Sétuval ou Saint-Ubes, en 1523 , s’appliqua avec un luccèsmerveilleux à l’étude du Droit, tant en Portugal, qu’en France, oùfbn oncle maternel Gonçalo Pinheiro, qui étoit Evêque de Vizeu ,l’avoit fait venir. Il fut lucceffivement Confeiller au Parlement,Auditeur Criminel, & Préfident de la Province de Beira, d’entreDouro 8c Minho, & de Tras-los-Montes ; 8c il étoit un des troisSénateurs qui gouvernoient la ville de Lisbone, lorsqu’il mourut en1577, étant âgé de 52 ans. On a de lui des lettres au RoiJeanlII,à Antoine Pinheiro Evêque de Miranda, 8c d’autres Ouvrages envers, imprimez à Rome en 1J97, inoBavo. * Mémoires envoyez, dePortugal.

CABBEDO DE VASCONCELLOS (George)fils du précédent, ne fut pas moins illuftre que fon père. Dès fajeunellè il profeffa le Droit Civil dans l’Univerfité de Coïmbre ; 8tétant âgé de 28 ans, il fut fait Sénateur. Philippe II, 8c le PrinceAlbert l’honorérent de leur eftime. On le vit fuccelfivement De-zembargador do Papa , Grand Chancelier du Royaume , Sc enfinMembre du Confeil d’Etat de Madrid pour le Portugal. Cette der-nière charge contribua beaucoup à altérer fa fanté. Il ne put fuppor-ter l’air d’Efpagne, & étant retourné en fon païs, il y mourut lequatrième mars 1604, âgé de 45 ans. On a de lui divers Ouvragesimprimez à Lisbone, Deciflones fupremi Lufltanis. Senatus , en deuxparties 1602 & 1604, in folio-, De Patronatibus Ecclejiarum Régis, Co-rons, Lu fit ans, 1603, in quarto. * Êifemoires envoyez de Portugal.

» CABBELIAUX. Voyez CABILLAUX.

C A B B O N. Voyez C H E B B O N.

C A B E, petite rivière du Royaume de Galice en Efpagne, pafTèprès de Montlbrt de Lemnos, le jette dans le Vélézar, 8c avec luidans le Minho. On l’appelle en Latin Chalybs , c’eft à dire , acier,parce que , dit-on, les eaux font fort bonnes pour tremper ce métal.* Maty, Dict. Géogr.

•CABÉÇAS, village d’Andalouftè en Efpagne, au fud deSéville tirant vers l’oueft, à la diftance d’environ dix lieues. Oncroit que Cabéças elt l’ancienne Ugia, ville des Turdétains. * Ma-ty, DiB.Géogr.

* CABÉÇAS RUBIAS, village de l’Andaloufie, pro-vince de l’Efpagne. Il eft vers les confins de l’Eftrémadure d’E-fpagne 8c de celle de Portugal, à feize lieues de Séville vers le cou-chant feptentrional. * Maty, DiB. Géogr.

* CABEÇON, village du Royaume de Léon en Efpagne,fur le Pizuerga , au midi de Palencia dont il eft éloigné d’environfept lieues. On croit qu’il eft l’ancienne Congium des Vaccéens.

CABE'DIUS (Michel) Efpagnol, naquit en 1525, 8c mou-rut en 1377. Il s’attacha tellement à la Langue Gréque, qu’il ne lafavoit pas moins bien que la Latine. Etant à Paris fortjeune, il tra-duifit élégamment en Latin le Plutus d'Arijlophane. * Lundorp, /. 17.Hiftor.

* CABELLIAU (George) d’Aldenbourg, Religieux del’Ordre de St. Benoît, eft Auteur d’un livre intitulé Hiflorin Urbis &Abbatum Aldenburgenflum, qui eft en manufcrit dans l’Abbaïe. * Va-lére André , Biblioth.Belgica , p. 259.

C A B E' R A , fille de Pruthée, eut de Vulcain trois garçonsnommez Cabéres , 8c pareil nombre de filles nommées Cabérides ,à qui on a bâti des temples. * Strabon, l. xo.

C A B ES, CAPES, CAPE', T A C A P A, ville con-fidérable de la côte de Barbarie, dans le Royaume de Tunis, visà vis de Trapano en Sicile, à l’embouchure de la rivière de Capèsdans le Golfe de ce nom, qui anciennement étoit zypstlïé la petite Syrte.Cette ville, qui autrefois étoit épilcopale, à un port, qui n’eftpas,dit-on, de grand ufage, parce qu’il eft expolé aux vents. Elle eftdéfendue par une bonne citadelle. Ptolomée nomme le Lac qui eften cet endroit, Tritonis -, on dit qu’il eft chaud, 8c qu’il guérit dela lèpre. Léon l’Africain dit que Capès étoit une ville des Ro-mains, tres-importante par fa force. * Diction. Anglais. Maty, DiB.Géogr. Pline l’apelle Tacape, 8c il y a bien de l’apparence quec’eft le nom qu’elle avoit de fon tems j car celui de Cabès, qui nefe trouve dans aucun Auteur ancien , ne lui j* été donné que parquelques Modernes, qui ne fachant que faire d’vle médaille de Lé-pidus, où étoit écrit col. cabe , ce qui lignifie* Cavaïllon, colonie,ont prétendu corriger Pline, 8c lire Cabe dans fon texte, afin d’a-voir en Afrique une ville à qui donner cette médaille. Ce qui étoitd’autant plus mal imaginé que Lépidus ne fut pas maître de l’Afri-que.

CABE'S, rivière d’Afrique. Voyez CAPES.

CABESTAN, bourg de France dans la province de Lan-guedoc près de Nîmes. C eft de ce bourg qu’a tiré fon nom Guil-JLAUMEOU GUILHEN DE CABESTAN, OU de CABESTAING,Gentilhomme 8c Poète Provençal, qui vivoit dans le XIII fiécle.Il étoit de l’ancienne Maifbn de Serviéres, 8c avoit pallë les pre-mières années de fa vie auprès <fu Seigneur de Cabeftan. Il devintamoureux d’une Dame de la Maifon de Eaux, 8c fit des vers à falouange. Cette Dame que ces vers mettoient en réputation, crai-gnant que Guillaume de Cabeftan ne devînt infidèle, lui fit mangerd’une certaine herbe qui penfa lui être mortelle ; car ayant produit

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un effet contraire à celui quelle avoit efpéré, ce malheureux Poèteperdit d abord toute forte de connoitlànce. Un Médecin lui donnaun antidote , qui lui rendit la fanté. Alors Cabeftan déteftant laDame de Baux, lervit Tricline Carbonel, de la Mailbn de Roul-fillon, femme de Raimond de Seillans. Cabeftan qui avoit dumérite, 8c que fes vers avoient rendu célébré , plut à cette Dame ,qui lui témoigna trpp d’eftime , 8c de complaifance. Son mari endevint fi jaloux , qu’ayant rencontré le Poète à la campagne, il letua , 8c lui arracha barbarement le cœur, qu’il fit manger à fa fem-me comme une autre viande. Elle le fut 8c en mourut de déplailirvers l’an 1213. Pétrarque parle de Guilhen de Cabeftan, dans fonTriomphe d amour, ch. 4.

- Et quel Guglielmo

Che per cantar hd l’fiot de fuoi di feemo.

Noftradamus, Vies des Poètes Provençaux, ch. 12.^CABEZZA DEL GRIEGO. Voyez S E' G O R-

C A BI G I A K 8c CAPCI 1 AK, Tribu des T urcs orien-taux , à laquelle Oghuz Kan donna ce nom. Ce Prince qui failbitla guerre à un Prince de la nation des Tartares, fut obligé de recu-ler. Une femme qui étoit dans fon camp prellée d’accoucher, fecacha dans le creux d’un arbre où elle accoucha. Oghuz l’ayantfçu, prit foin de cet enfant, le fit élever comme fon fils, l’adopta,8c voulut lui donner un nom qui marquât l’avanture de (à nailiàn-ce. Ce nom fut celui de Cabigiak, qui fignifie écorce de bois. Cabi-giak eut enfuite une poftérité fort nombreufe, qui fe répandit jufquesau Nord de la Mer Cafpienne. Ces peuples font encore aujourd huiconnus en Perfien 8c en Turc fous le nom d eDefcht Kibtchak. C’eftde ces gens-là, que lont l’ortis les grandes armées qui ont ravagé lesEtats que les Mogols pollëdoient dans la Perfe. Ce fut chez euxque Bajazet premier Sultan des Turcs, fit de grandes levées detroupes contre Tamerlan. * D’Herbelot, Biblioth. Orient.

C A B I L A, ville de Turquie. Cherchez C E' B IL A.

* CABILLAU (Baudouin) d’Ypres en Flandre, Jéfuite,fut en fon tems un Poète diftingué. Il a donné des preuves de facapacité dans ce bel Art par les Ouvrages qu’il a publiez, 8c quifont, Epigrammata feleBa ; Magdalena, Tragœdia facra ; Bofphcrus ,five Johannes Baptifla , Lyrica, Symbolica , Epigrammata , EiegU ;Agar fecundo exul, Elegiarum libri duo ; Venatio facra , five Puer a B .Virgine amijfus , Elegiis $0; Lemmata Hiftorica , tetraflichis comprehen -fa. * Valére André, Biblioth.Belgica, p. 98.

CABILLAU (George) CABELLIAU.CABILLAUX, Cabelgenfes, nom d’une fâétion qui s’élevaen Hollande en l’année 1330. Une autre iàélion qui lui fut contrai-re , prit le nom de Hoekfchen. Jean de Leyde parle ainli de ces deux«étions. Ceux qui étoient de la première faélion prirent le nomd un poiflbn que les Latins nomment Afellus, c’eft à dire, un Ca-belliau, pour marquer que, comme ce pcuflbn dans la mer dévoretous les autres, de même ceux-ci viendraient à bout de leurs ad-verfaires, 8c qu’ils les vaincraient. Ceux de l’autre partie s’appel-loient Hoekfchen, mot qui lignifie hameponniers, ou munis d'un hame-çon, pour faire entendre qu’ils feraient comme le hameçon quiprend d’ordinaire le poiflbn quel qu’il puiflè être. * Jean de Ley-de, l.ZQ.ch. 16.

Ç A BI L L E ou C'A BI L A II, eft parmi les Arabes uneTribu qui vit fous un Chef Ces Tribus ou Cabilles font indépen-dantes , 8c ne reconnoiflënt aucun Souverain. Ce font des troupesde Vagabonds qui marchent fous un Chef qu’ils appellent Cacique.On compte 80 de ces Tribus parmi les Arabes. * D’Herbelot,Biblioth. Orient.

C A B I R E S, certains Dieux qui étoient révérez en Samo-Thrace, ifle de la Mer Egée félon Hérodote , l. 8. Ce nom vientpeut-être de l’Hébreu Cabir, qui fignifie grand 8c puiflànt. On avoitune fi grande vénération pour ces Cabires, que c’étoit un crime deles nommer parmi le peuple. On croyoit que ceux qui étoient ini-tiez dans leurs myftéres, étoient favorifez de leur proteftion , &qu’ils en obteijoient tout ce qu’ils pouvoient fouhaiter. Les anciensAuteurs ne lont pas d accord touchant le nombre de ces Dieux.Mnaféasen comptoit trois, Axiérès, Axiocerfa 8c Axiocerfus, c’eftadiré, Cérès, Proferpine 8c Pluton. Dionyfiodoreen ajoûtoit unquatrième, qu’il nomme Cafmil , c’eft à dire, Mercure. D’autrestiennent qu’il n’y eut que deux Cabires, Jupiter qui étoit l’aîné, &Dionyfius le plus jeune. Athénion dit que de Jupiter 8c d'Eleétranaquirentjafion 8c Dardanus, qui furent nommez Cabires. Quel-ques-uns croyent que c’étoient les Miniftres des Dieux; d’autresles mettoient au rang des Démons ou Génies. Ils avoient aulli untemple en Egypte , dont l’entrée n’étoit permife qu’aux feuls Prêtresde ces Divinitez ; 8c un au territoire de Thébes. Dans une mé-daille de Claude le Gothique, il n’eft répréfenté qu’un Dieu Cabire,la tête couverte d’un chapeau, tenant un marteau d’une main, & unetenaille de l’autre, 8c l’on apprend de Plutarque dans la Vie d’Ale-xandre , que c’étoit le Dieu tutélaire de Theflàlonique, ce qui eftconfirmé par les médailles frappées dans cette ville, au coin de Va-lérien. 11 y avoit encore des Cabires de Cérès, qui étoient telle-ment refpeftez, qu’on s’imaginoit que ceux qui auraient ofé les bat-tre , n’échapperoient jamais à la vengeance des Dieux. Les Phéni-ciens avoient des Dieux appeliez Cabires, ou Cabéres, qui étoientparticuliérement révérez à Béryte. Voyez de Méziriacqui s’étendfort au long fur les Cabires. Bochart en parle prefque de la mêmemanière dans la fécondé partie de fa Géographie lâcrée, /. 1. ch. 1 2,8c félon la méthode ordinaire, il remonte julqu a la Langue Phéni-cienne, d’où les Grecs ont formé les noms des Dieux Cabires, enles accommodant au génie de leur Langue.

Le mot de Cabires a un autre fcns dans Origéne contre Celfe, oùil fe prend pour les anciens Perfans. M. Hyde qui a donné depuisquelques années une Hiftoire de la Religion de ces anciens Perfans,urée de leurs Ecrits en leur Langue, a remarqué que le mot de Ca-A 2 bi-

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