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bires eft Perfan, Cabiri, dit-il, au chapitre 29 de fon Ouvrage,JuntGabri, voce fer lied aliquantulum detorta. En effet, ceux quiont donné des Relations de la Perle, nous apprennent qu’il relieencore aujourd'hui chez les Perfans des Defcendans de ces anciensGabres ou Giaores adorateurs du feu ; mais il n'ont aucun rapportaux Catures dont on a parlé cy-dellüs. M. Hyde qui en traite fortau long dans Ion Hiiioire, prétend qu’ils ne rendent point au feu& au lbleil un véritable culte, mais feulement un culte civil, &quainû ils ne font point idolâtres : prétention inloutenable, & quitend à condamner de tolie & d’entêtement tous les Martyrs de Perlé.
* Sanchoniuton cité par Eufébe, au l. 1 .de la Prép. Evang. Le Scho-lialie d’Apollonius. Damalicus<fa»i Photius. Hélÿchius. Cafaubon.Bochart. Mturlius, des Fêtes des Grecs.
C AB 1 R.OLE, eft une des montagnes des Pyrénées. Elleeft fur les confins du Comté de Poix, de celui de Cerdaigne, &du Conlerans. * Maty, DiB. Gkogr.
C A B L A N , ville de l lnde au delà du Gange, en Afie , furla rivière de Menan. Elle eft capitale du Royaume de Cablan,entre la ville d’Ava au feptentrion, 6 c celle de Tranliane au midi ;mais elle eft de peu de conlidération, & eft foumife préfentementau Roi d’Ava, avec tout le Royaume qui dépendoit autrefois duRoi de Pégu. Dans la Carte que M. Delifle a publiée des Indes& de la Chine, on ne trouve ni ville, ni Royaume, du nom deCablan.
CABO, Caput , Royaume d’Afrique au pais des Nègres,que l’on dit plein de mines fort riches, fur le Rio-grande, vers leSud.
CABO de A QUE R ou d'A G U E R ou de SANT A - C R U Z. Voy'ez C A P d’A G U E R.
CABO CORSO ou CA PO CORSO. Voyez, l’art,de C O R S E
CTA B O D'ISTRIA, ville. Cherchez. C A P O D'I-
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CABOUL. Voyez C A B U L.
CABRA, étoit autrefois une ville épifcopale, nommée A-gabra, ou Ægabra. Maintenant, c’eft un petit lieu d’Efpagne, fi-tué dans l’Andaloufte , aux confins de la Grenade, entre la villede ce nom, & celle de Cordoue, & à onze lieues de l’une & del’autre. * Maty, DiB.Géogr.
C A B R A L (Pierre Alvarez) fils de Fernand Cabrai, Sei-gneur conliderable en Portugal, fut le Commandant de la fécondéflotte que le Roi D. Emanuel envoya aux Indes en l’an 1300. Ca-brai ayant eu, après un mois de navigation, une groflè tempête à ef-fuyer, tut jetté fur les côtes du Bretil, qui étoit inconnu alors, &auquel il donna le nom de Sainte-Croix. Il fit voile de là à Sofala ,où il arriva avec fept vaifièaux, en ayant perdu fix des treize que leRoi lui avoit donnez, & étant allé enfuite à Calecut, il traita avecle Zamorin ou Empereur, qui lui permit de bâtir une mailon decommerce pour les Portugais. La perfidie de ce Barbare obligeapeu après Cabrai de lui déclarer la guerre :un vaiflèau de la Méquepris, quinze autres vaiffeaux brûlez à l’ancre, la ville battue detous cotez forcèrent le Zamorin à être plus.exaét. Cabrai traitaauffi avec le Prince de Cananor & revint en 1501, en Portugal,avec fa flotte richement chargée. Il a eu foin de décrire fon Voya-ge, que Ramufio a fait imprimer avec pluûeurs autres à Venife,après l’avoir traduit en Italien. * Mémoires envoyez de Portugal.Voyez auffi ALVAREZ C A P R A L (Pierre) qui eft lemême que Cabrai. ~
* CABRELLA, village de Portugal a fieft-fud eft de Lis-bone, dont il eft éloigné-d’environ quatorze lieuc-s. Il eft fttué furune rivière du même nom. On le prend cour l’ancien Catraleucos,ville épifcopale que Moletius pourtant pla. a à Guimaranes. * Maty,DiB. Géogr.
* CABRELLA, petite rivière de Portugal dans l'Eftréma-dure, coule d’abord de l’eft àl’oueft, puis du nord au fud, & fedécharge dans, le Cadaon un peu au deifous de Martéca.
CABRERA (Dom Bernard de) fameux Miniftre d’Etatfous le régne de Pierre IV, Roi d'Arragon. Voyant que fa fortu-ne & fes vertus, lui mettoient à dos quantité d’envjmx, il prit delui même le parti de renoncer à tous fes emplois & de fe retirer dansun couvent. Le Roi qui s’apperçut aifément, que depuis la retraite de fon Miniftre, toutes fes entreprifes échouoient, fe rendit enperfonneen 1349, dans la chapelle que Dom Bernard de Cabréraavoit choifie pour fa retraite, & le preffa de fe charger de nouveaudu foin de fes affaires. Pluûeurs années après, les ennemis de ceMiniftre , parmi lefquels on comptoit la Reine , Jean Prince héré-ditaire, & le Rci de Navarre, eurent tellement le deffus qu’ils per-fuadérent au Roi de le faire punir comme un traître & comme au-teur de pernicieux confeils, On lui trancha donc la tête à Sarragoffe le 26 juillet 1364, & tous fes biens furent confifquez. Peu detemsaprès, toute l’innocence de Cabréra parut à découvert. LeRoi en fut vivement touché & déclara dans fon teftament, que Ca-bréra avoit toujours fervi fidèlement, & que la fentence portée &exécutée contre lui avoit été tres injufte. Il ordonna outre cela quel’on rétablît le petit-fils de Cabréra dans la poffeflion des biens con-fifquez, & qu’on lui accordât pluûeurs autres marques de diftinétion.
* Jérôme Surita, Hifi.d’Aragon. Pédaços, de la Hijloria de Antonioferez, p. 203. 204. Mariana , Hifi.dEfp.l. 19. ch. 1 j.f. 17. c. 7.
CABRERA (Bernard de) étoit Préfident du Royaume deSicile vers la fin du XIV & le commencement du XV ûécle. Cet-te dignité lui fut donnée, parce qu’en 1386, il avoit été pref-que l’unique caufe que Martin neveu de Jean I , Roi d’Arragonobtint la pofieffion tranquille de la Couronne de Sicile. Car dansle tems que les affaires de Martin étoient dans un état fort équivoqueen Sicile, Cabréra y arriva avec la flotte d’Aragon qu’il comman-doit, & fut fi bien difpofer tout par fa prudence & par fa valeur,que dans peu Martin fut généralement reconnu Roi de Sicile. MaisCabréra fe voyant élevé au plus haut pofte de la Sicile, fe donnafouvent plus d’autorité qu'il ne falloit. Le père de Martin ayant fuc-
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cédé à fon frère Jean I, dans le Royaume d'Aragon, Martin allale voir. Cabréra commit tant d'infolences pendant l’ablènce duPrince, qu’il fut obligé de revenir au plutôt. Cabréra reçut d’a-bord ordre de fortir de fon palais & du Royaume, & d’aller rendreraifon de fa conduite au Roi d’Aragon. Soit que fes exeufes fuflèntbonnes, ou que l’on craignît fon parti, il fut rétabli dans tous lèshonneurs. Lorsqu’en 1410, le tnrône de Sicile vaqua, Cabréralemit en tête de s’en emparer <k crut qu'il réüfliroiten époufant Blan-che, fille de Charles III, Roi deNavarre, & veuve de Martin, Roide Sicile. Mais le grand âge de Cabréra & pluûeurs autres circon-ftances dégoûtèrent tellement la Reine, quelle ne voulut point prê-ter l’oreille à fes proposions. Il crut néanmoins d’en venir à boutpar la force, & pour cet effet il aifiégea la Reine dans le château deSyracufe. Il fut cependant obligé de lever le fiége par Sancho Ruysde Lihori Amiral de Sicile & par Jean Moncada. Quelque tems aprèsCabréra courut le rifque de lurprendre la Reine à Palerme, où elleeut toutes les peines du monde de s’échapper de fes mains. Quoi-que quelque tems après les Siciliens euffènt déclaré Roi, FerdinandInfant de Caftille, Cabréra continua malgré cela le fiége du châteaude Palerme , fous prétexte d’une inimitié particulière entre lui, San-cho & Moncada ; mais à la fin en 1412, il fut furpris & fait pril’on-nier. Sancho le fit tranfporter dans le château de Mot a près de Taor-mina, où on le mit d’abord dans une citerne defféchee, que la pre-mière pluye remplit cependant allez pour l’incommoder beaucoup.Enfuite on le transféra dans une tour fort haute , de laquelle il vou-lut fe fauver en defeendant par le moyen d’une corde qu’un Gardelui avoit fourni. Mais le même foldat le trahit, de forte qu’on pritles mefures néceffàires pour le prévenir dans fa fuite. On difpofatellement les chofes que Cabréra croyant s’évader, fut pris en l’airdans un filet, dans lequel on le laitlà fufpendu un jour entier en fpe-étacle à tout le peuple. Ferdinand , le nouveau Roi, ordonna ce-pendant quelque tems après qu’on le mît en liberté, à condition qu'ilquitteroit la Sicile & fe rendroit en Arragon pour y rendre raifon defa conduite. Il fuivit ces ordres & fe préfenta humblement devantle Roi, qui lui fit grâce. Le grand âge de Cabréra & les chagrinscuifans qu’il avoit effuyez avancèrent fa mort, qui arriva peu detems après que le Roi lui eut pardonné. * Mariana, Hifi.de E-fpanna, l 18.19.20. Laurerjt Valle , de Ferdin. I. 2.
C A B R E'R A MO K*A L E’S (Francifco de) Efpagnol.natif du bourg dit las Brozas dans l’Eftrémadure, vivoit au com- (mencement du XVII fiécle. Il favoit les Langues, qu’il avoit en-feignées à Salamanque, & depuis étant venu à Rome, il y fut Théo-logien du Cardinal Deza , mort en 1600. Il a continué l’Hiftoiredes Papes faite par Ciaconius. & a travaillé à quelques autres Ou-vrages. * Nicolas Antonio , Biblioth. Hifp.
CABRE'RA (François de) Religieux de l’Ordre de faintAuguftin, étoit Efpagnol, & a publié les Généalogies des Maifonsde Ponce de Léon , de Cordoue, &c. Il eft mort en 1649. * Ni-colas Antonio, Biblioth. Hi/p.
C A B R E'R A (Louis de) de Cordoue, vivoit l’an 1630. Ilétoit Gentilhomme, & fut Capitaine d’Infànterie. Il a compofél’Hiftoire de Philippe II, Roi d’Efpagne, & un Traité de l’Hiftoi-re. * Nicolas Antonio, Biblioth. Hifp.
CABRE'RA ( Pierre de) de Cordoue, étoit Religieux del’Ordre de faint Jérôme dans le XVI fiécle. Il a écrit fur faintThomas ; & fon frère nommé Alfonfe, Religieux de l’Ordre defaint Dominique , a été un excellent Prédicateur, & mourut en1398, âgé de près de 50 ans. * Nicolas Antonio, Biblioth. Hifp.CABRE'RA (Alphonfe de) Voyez l’art, précédent.
C A B R E' R E (La) Caprarïa, petite ifle d’Efpagne , dans laMer Méditerranée , proche de l’ifle de Majorque, dont elle n’eftéloignée que de deux lieues au midi, vers le Cap de Salines.
C A B R E'R E (La) ou la Terre de Cabréra, Capraria, con-trée d’Elpagne, dans la partie feptentrionale du Royaume de Léon (dans les montagnes. Il n’y a aucun lieu de conlidération.
CABRI E'RA. Voyez FIGO.
CABRI E'RES, bourg dans le Comté Vénaiffin en Pro-vence. Voyez ME'RIN DOLE, lieu fameux.
CABSEEL ou CABTSEEL, ville de la Tribu d»Juda. Elle fut la patrie de Banaias ou Bénaja. * Jofué , ch. 15.v. 21. II. Samuel ou II. Rois, ch. 23.1'. 20.
C A B U L, la. Terre de Cabul ou de Chabul. C’étoit une con-trée delà Tribu d’Afer, au midi des montagnes de Tyr. Ellecontenoit une ville , & vint bourgs ou villages, que Salomon don*na à Hiram Roi de Tyr, pour le bois & l’or que ce Roi avoit four-ni pour bâtir le temple de Jérufalem. * I. ou III. R ois , ch. 9. v. 13.Voyez auffi C H A B U L.
CABUL, ville de la Tribu d’Alèr. * Jofué , ch. 19. v .
27.
CABUL, ville & Royaume des Indes dans les Etats du GrandMogol. Il eft le plus avancé vers la Perfe & l’Usbeck ou Zagathai,
& a le Royaume dç.Cachemire au Levant ; au nord le Mont-Cau-cafe ; au midi les^.foyautnes de Candahar & d’Attock. Les four-cesdu Nilab& dirBéhat, rivières qui fe jettent dans l’Indus, fontdans ce Royaume. La ville eft grande & fort peuplée , avec deuxforterelfes vers les montagnes, & plufieurs belles maifons pour lamanière du pais ; les autres font Parna ou Parvan, Ghidel & Paffaiir.
Le commerce eft aflèz grand dans ces villes, à caulê du mufe,des f >yes, de la rhubarbe, & des autres marchandilès qu’on y ap-porte du Cathai. Ce pais eft fort fertile , mais tout plein de mon-tagnes * Baudrand. Maty, DiB.Géogr.
C ABUS, furnommé Schams al Maala, c’eft à dire, le Soleildans fon Apogée , étoit fils de Vafchméghir, ou Vafchamghir, &neveu de Mardavige. Vafchméghir étoit de Stad, & pretendoitdefeendre de Raafch, ancien Gouverneur de la Province de Ghilan,du tems que Kai Khofru, Prince de la Dynaftie des Cajanides,régnoit en Perfe. Il entra à la Cour de Nub , fils de Nalfer, Sul-tan de la Dynaftie des Samanides, l’an de 1 hégire 332, de Jefus-Chrift 943. S’y étant fait connoître pour homme de valeur & de
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