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louanges. A fa gauche étoit une femme, & plufieurs enfàns quivuidoient une corne d’abondance à fes piez. De l’autre côté, dansl’éloignement, on apercevoit la prife de Chattam & plufieurs vaif-feaux de guerre brûlez. On voyoit des vailièaux qui avoient arbo-ré le pavillon de Hollande. Cette pièce fut placée dans la Maifon deville de Dordrecht, pour perpétuer la mémoire de fes exploits..Mais dans la fatale année de 1672, la populace s’alfembla devant lamaifon de Baan, demanda les portraits des de Wits, & menaça deles enlever de force, û on ne les lui remettoit pas de bon gré. DeBaan, qui avoit fauvé ces portraits de bonne heure, fut obligé depermettre qu’on fouillât toute fa maifon. Cette fureur de détruireles portraits des de Witsfe communiquajufques à Dordrecht, où lapopulace tailla en pièces le magnifique tableau dont il a été parlé.Cette perte fut fenfible à tous les Connoifl'eurs de la Peinture. Lapremière elquilïè de cette pièce ell encore entre les mains des héri-tiers-de MuisvanHoly, Confeiller de Dordrecht, qui avoit épouiela fille de Jean de Wit. Dans la même année , de Baan eut encoreune avanture aflèz tinguliére. Lorsque le Roi de France eut péné-tré jufques à Utrecht, de Baan reçut une lettre fignée de la maindu Duc de Luxembourg, pour lors Gouverneur d’Utrecht. Ellefut accompagnée d’un paflèport figné par le Commandant Stoup.On invitoit de Baan par cette lettre à fe rendre à Zeift, près d’U-trecht, pour faire le portrait de Louïs XIV, & on lui promettoit degrandes récompenfes. Cette propofition plut à de Baan ; mais lacrainte qu’on n’interprétât mal une telle démarche, fit qu’il deman-da confeil au Prince de Waldeck. Le Prince fit fentir à de Baancombien la populace étoit à craindre, quand une fois elle avoitconçu quelque foupçon contre quelqu’un, & que ce voyage pour-rait bien lui coûter la vie. L’avis fut goûté, & le Duc de Luxem-bourg remercié de fes offres. Néanmoins de Baan conferva enFrance la réputation du meilleur Peintre en portraits, qu’il y eût_ dans les Païs-Bas, &le Roi ordonna au Comte d’Avaux fon Am-baflàdeur en Hollande, de fe fervir de fes conlèils, dans l’achat despièces qu’il avoit commiffion de rechercher pour le cabinet de S.M. Frédéric Guillaume, Elefteur de Brandebourg, offrit à de Baanle titre de fon premier Peintre & d’infpe&eur de fon cabinet avec6000 florins d’apointement. Mais la femme de ce Peintre, quin’aimoit pas d’aller en Cour, porta fon mari à remercier l’Eleéteur• de l’honneur qu’il lui fàifoit. La pièce où de Baan a fait parôitrele plus d’art & de goût, eft le portrait du Prince de Naffau-Ziegen,• qui, de même que tous ceux qui le virent, en fit un cas extraordi-
daire, & ordonna, avant fa mort, de renvoyer ce portrait à deBaan, qui le reçut après la mort de ce Prince, & commanda à feshéritiers de ne ie vendre qu’à la Cour de Brandebourg. C’eft ceque fa fille exécuta en 1702, lorsqu’elle le vendit au Roi de Prulfe,qui, pour lors, étoit à la Haye. Elle en reçut 400 RLJaLr,. Lagrande réputation de de Baan, fit qu'on 1 appella à la Cour de Frife,pour faire les portraits du Prince de Naflku, & de la Princeife fonépoufe. Là-deffus un Peintre de la Cour conçut une haine implaca-ble contre de Baan, & réfolut enfin de le tuer. Pour cet effet, ^alla à la Haye, mais il ne trouva pas le moyen de l’attaquer en ru*parce qu’il marchoit toûjours accompagné d’un gros chien, qui luiiervoit de garde. Le fcélérat changea de projet & fe propofa detuer de Baan dans fa maifon. Il alla le trouver, fous prétexte d’êtrecurieux de voir fes beaux ouvrages. Il fut bien reçu & conduitdans la grande fale, qui étoit remplie de peintures. De Baan luimontra une pièce après l’autre; & comme, dans une occafion, iltournoit le dos au Peintre, l’aflàffin tira fon flilet, pour le percerpar derrière; mais à point nommé, M. Bruinincks, un des meil-leurs amis de de Baan, entra, & voyant cet homme avec un fliletà la main jetta un grand cri, qui attira toSs les domeftiques. Maisle traitre voyant que fon coup avoit manqué, fè fauva li prompte-ment, qu’il fut impoffible de le faifir. De Baan eflùya encore plu-fieurs attaques de la part de fes envieux ; il perdit un jour, dans uneoccafion, le doigt du milieu de la main droite. Il eut un fils nom-méjaques, qui s’exerça auffi dans la Peinture, &quimourutà l’â-ge de 27 ans, au grand regret du Père, qui le fuivit deux ans après.* Gr. Dicl. Univ. Holl.
B A A N A, fils de Remmon ou de Rimmon de Béroth,de la Tribu de Benjamin, Chef des voleurs, fe joignit à Réchabfon parent. Ces deux fcélérats, croyant faire plaifir à David, aflàf-finérent Isbofethfils de Saül, l’an 2987 du monde, & avant JefusChrifl 1048, & portèrent fa tête à David, qui, pour recompenfe,leur fit coupei les piez & les mains, & les fit pendre près de la pi-- fcine d’Hébron. * II. Sam. ou II. R ois, ch. 4. Jofephe, l. 7. desAntiq\ Judaiq. chap. 2.
* B A A N A, fils d’Ahilud vivoit du tems du Roi Salomon,& fut établi fur les villes de Tahanac & de Méguiddo, & fur toutle païs de Batfcéan. * I. ou III. Rois , ch. 4. v. 12.
B A A N E N, ville. Voyez. B A H N E N.
BAANE'S. Voyez, l’article qui fuit.
B AANITES, Hérétiques, Seéfateurs d’un certain Baa-ne's, qui fe difoit Difciple d’Epaphrodite, & femoit les erreursdes Manichéens, dans le IX fiécle, v#s l’an 810. * Pierre de Si-cile, Hift. du Munich, renaijfant. Baronius-, A. C. 810.
* B A A N S T, nom d’une ancienne noble famille de Flandre,de laquelle il eft fait mention dans les hiftoires des avant l’an 1300.
B A A R, fîarenfis comitatus, Comté d’Allemagne en Souabe,dans la Principauté de Furftemberg, vers la fource du Danube &du Neckre, proche de la Forêt Noire& des frontières du Brifgaw.Il eft de petite étendue, & donne quelquefois le nom aux monta-gnes d’Abennow, qui font tout auprès, & que l’on appelle les monta-gnes de Raar. * Baudrand.
B A A R, vallée. Voyez. B A R A.
* B A ARA, une des femmes de Sçaharajim de la Tribu deBenjamin. * I. Chron. ou Paralip . ch.S.v.S.
B A A R AS, nom d’un lieu for le Mont-Liban en Syrie, &d’une plante admirable qui y croit, dont l’Hiftorien Joféphe rap-porte les vertus. Elle naît au Mont-Liban, au deflùs du chemin
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qui conduit à Damas ; & on ne commence à la voir qu’au mois demai, lorsque la neige eft fondue. Aufii-tôt que la nuit eft venue,cette plante commence à s’enflammer, & à rendre de la clarté,comme un petit flambeau ; mais dès que le jour vient, cette lumiè-re ne parôit plus, & l’herbe devient invihble. Les feuilles mê-mes, qu’on -à enveloppées dans des mouchoirs, ne s’y trouventplus : ce qui autorilè l’opinion de ceux qui difent, que cette planteeft obfédée des démons, parce qu’elle a auffi une propriété occul-te, pour rompre les charmes & les fortiléges. D’autres tiennentquelle eft propre à tranlmuer les métaux en or ; & c’eft pour cetteraifon que les Arabes l’appellent l'herbe de l'or. Mais ils ne lofe-raient cueillir, ni même l’approcher, pour avoir éprouvé plufieursfois que cette plante fait mourir fubitement celui qui l’arrache deterre, fans apporter les précautions néceflàires; & comme ils igno-rent ces obfervations, ils là laiflent fans y toucher. Il y a quelquesNaturaliftes, qui difent que cette plante fe nourrit d’une terre &d’une humeur bitumineule ; que lorsqu’on l’arrache de terre, il fortde fa racine une forte odeur de bitume, qui fuffoque celui qui l’ar-rache; & que c’eft pour cette même raifon quelle éclaire de nuit.Car cette matière bitumineule, quiparticipe de la nature du fou tire,s’enflamme , difent-ils, par l’antipériftafe de l’air de cette hautemontagne, & rend de la clarté, julqu a ce que l’air, un peu échauFfé par les rayons du foleil, faflè celfer cette flamme. Que fi l’ons’étonne que cette plante ne fe confume point, on doit confidérerque ce qui s’enflamme, eft le fuperflu de l’aliment néceflàire pourlaconfervation, & que, lorsqu’il eft confumé, la lumière celle;comme l’on peut remarquer en une lampe, où faute d’huile, la lu-mière vient à manquer, bien que la mèche ne foit point entièrementconfumée du fou. Voilà ce que les Naturaliftes rapportent de cetteplante admirable, qui ne fe trouve, difent-ils, qu’au Mont-Liban,dans les endroits plantez de cèdres. * Jofephe, l. 7. de la Guerredes Juifs , c. 23.
* BAARL ou BAARLE, village de Brabant, dépenden partie du Quartier de Turnhout, & en partie de la Baronnie deBreda. Il eft fort ancien, puisqu’il en eft parlé dans une lettre deHilzonde ou de Hilfewide Comtefiè de Stryen, écrite l’an 999.C’eft auffi le nom du château fitué dans la partie qui fe trouve dansla Jurifdiftion de Breda. * Gr. Dicl. Uaiv. Holl. Alting, Notit.Germ. Infer. J. le Roi, Notitia Marchionatus.
‘BAARLAND, beau & grand village de l’iüe de Zuidbé-veland en Zélande, vers le midi de la ville de Goes ou Ter Goes.
* BAARLAND, nom d’une noble famille de Zélande,qui fut éteinte dans le fiécle parte dans la perlbnne de Michel deBaarland Sécretaire & Penfionnaire de Ter Goes. * Gr. Dici. Uaiv.Holl. Smallegange, Armoiries & Chronique de Zelande.
BAARLAND ( Adrien de ) Voyez. B A R L A N D.
BAARLAND ( Hubert de ) Voyez. B A R L A N D.
* B A , A R s D O R P, village de l’ifle de Zuidbéveland a ap-partenu d ancienneté à une branché de la famille de Borflèle dont cevillage a tiré fon nom. * Gr. Dicl. Univ. Holl.
* BAARSDORP, nom d'une branche de la noble famille
de Borflèle. Celui qui fut le premier Seigneur de Baarfdorp futWolphard de Borflèle, fils de Wolphard IX. en 1232. Ses Def-cendans prirent le nom de Baarfdorp & quittèrent celui de Borflèle.* Gr. Dicl. Univ. Holl. 1
* BAARSDORP ( Corneille de ) Chevalier, Chambellan& Médecin de l’Empereur Charles-Quint, naquit à Baarfdorp dansla dépendance de Ter Goes. Il eft l’auteur d’un Ouvrage intituléMethodus Univerfa Artis Medica en 5 tomes in folio, imprimé en1338 à Bruges chez Hubert Crocus. * Gr. Dicl. Univ. Holl. Valé-re André, Biblioth.Belgica. Fr. Sweertii, Athéna Belgica.
* B A A R S D O R P (Marin Corneille de) fils du précédent,fut Prêtre àBiexingen dans l’iüe de*. Zuidbéveland, où il étoit né.Son zélé le porta , félon les manières de ce tems-là , à faire unpèlerinage à Jérufalem. A fon retour, il fut fait Directeur de l’Ho-pital appellé Puterryken fondé en 1525, & il lui laiflà tous fes biensparteftament, pour l’entretien de quelques pauvres enfàns qui dé-voient , dès leur neuvième année, y être inftruits dans la Religion Ro-maine , y apprendre à lire & à écrire auffi bien qu’un métier quipût les mettre en état de gagner leur vie. * Gr. Dicl. Univ. Holl.SmalTegange, Chron. & Antiq. de Zelande.
* B A A R T ( Arnould ) né à Bruxelles fut habile Jurifconful-te, & eut une fi heureufe mémoire, qu’il pouvoit réciter de fuitepar cœur les Pandeétes de Juftinien, Sc la plupart des autres loix.D’Avocat il fut fait ProfefTeur en Droit à Douai, & de là il fut éle-vé à la dignité de Confeiller du Roi au grand Confeil de Malines.Il mourut le premier juin 1627. On a de lui , Leêliones ExtraordinarUIII. Duaci habita, 1. De eoquod inter eft, 2. Ad L. Vinum 22. D.Derebus creditis fi cérium petetur , 3. AdTit. D. de eo quod certo loco;Nux feudalis. Il a auffi donné au public le livre intitulé Jacobi deBello-vifu Praclica Criminalis ; avec des remarques de fa façon. * Gr.Dicl. Univ. Holl. Valére)André, Biblioth.Belgica.
* B A A R T (Pierre) Doéteur en Médecine, fut auffi bon
Poète en Latin & en Flamand. Il entendoit tout à fait bien l’ancienlangage Frifon, comme il l’a fait voir dans fon Poème qui a pourtitre F riefch Borre Praclica, dans lequel il s’eft étudié à imiter Virgi-le. On a encore de lui en Flamand, le Triton de Frife fur la conquê-te de la ville d’Olinde dans la Capitanie de Fernamboucq ; & dans lamême langue, La trace de la vertu répréfentée dans les vices du mon-de. * Gr. Dicl. Univ. Holl. ,
B A AS A, ou B A H AS Ç A fils d ’Ahias, de la Tribu d’If-fachar, Roi d’Ilraël, fit mourir Nadad fils de Jéroboam Roi d’if-raël, la troifiéme année du régne d’Afa Roi dejuda, c’eft à dire,,l’an 3082 du monde, 953 avant Jefus Chrift. Si tôt que Baafa futRoi,' il fit mourir tous ceux de la Maifon de Jéroboam, dont iln’échappa pas une feule perfonne, & déclara la guerre à Afa, Roide Juda, dans le païs duquel il fit bâtir la fortereflè de Rama,pour empêcher que qui que ce foit ne pût entrer ni fortir de la Tri-bu de Juda. Afa ayant appellé & fait venir à fon fecours BénadadA a Roi