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B A A.
* B A A L ville de la Tribu de Benjamin, de laquelle il eft faitmention * I. Chron. ou Paralip. ch. 4. v. 33.
B A A L A , ou B A A L A H ville de la Paleftine dans laTribu de Juda, où l'Arche lût en dépôt pendant vint ans dans lamailbn d’Âbinadab. C'eft la même que Cariathiarim ou Kirjath-Jéharim. Il y avoit encore une autre ville de ce nom, qui fut de laTribu de Juda, puis de celle de Siméon. * Jofué, ch. 15. v. 9.ao. 29. ch. 19. v. 3.
B A A L A, montagne de la Paleftine qui borne la Tribu de Ju-da du côté du nord. * Jofué, ch.it.v. ti.
B A A L A M, ville de la Paleftine dans la demi-Tribu de Ma-nalîë. On croit que c’eft la mênie que Gethremmon ou Gath-Rim-mon, & Jibleham, * I. Chron. ou Paralip. ch. 6. v. 70. Jofué, ch.21.V.25.
* BAALATH, ville de la Tribu de Dan, fut rebâtie parSalomon. * I. ou III.Sou, ch. 9. v. 18. II. Chron. ou Paralip. ch.S. v. 6 . Voyez. B A L A A T H.
* B A A L A T H-B E E R , ville de la Tribu de Siméon.* Jofué, ch. i;.^v. 8.
B A A L-B E R IT H, en langue Hébraïque, fignifie, le Sei-gneur de l’alliance, Dominas fœderis. Bochart dit, que c’eft le nomd’une idole de la ville de Béryte. Il préfume que c’eft Beroé, fillede Vénus 8c d’ Adonis, que Neptune demanda en mariage, & qui futdonnée pour femme à Bacchus, laquelle donna fon nom à la villede Béryte en Phénicie , 8c en devint enfuite la Déellè. CetteIdole étoit adorée parles Sichémites, Juges, ch. 9. v. 4, 8c mêmepar les Ifraëlites en général, Juges, ch. 8. v. 33. Ils tombèrentdans cette idolâtrie après la mort de Gédéon. Diodore de Sicileparle d’une Déefiê des Cretois nommée Britomartis, qui eft appa-remment la même que Baal-Berith. Britomartis vient de Marath-Be-rïth qui veut dire Mâitrejfe de l’alliance. * D. Calmet, Dici. de laBible. Bochart, Chanaan, l. 2. c. 17. C’eft dans cet endroit queles enfins d’Ifraë’I élevérent un temple à Baal, y prêtèrent ferment,& y firent alliance, pour reconnôitre que Baal étoit Dieu. Ce lieueft dans la Xtibud’Ephraïm. * Juges, ch. 9. v. 4. Bochart,*. 859.
B A A L É. Voyez. B A A L A.
B A A LG AD, BAGAD, ou BEGAD, idoles des Sy-riens. Le premier nom eft compofé de Baal, Seigneur ou Dieu,8c de Gad, Fortune; comme qui dirait, Dieu de la Fortune. Ba-gad ou Begad fignifie bonne fortune. Dans l’Allemagne ,.les Juifsont coutume d’écrire au defiùs de la porte de leurs maifon?, Ba-gadou Mazal-tob, c’eft à dire, bonne fortune ou bon génie , pour attirerla profpérité dans leur famille. * Kircher, Oedipus Ægyptiacus,tome 1.
* B A A L-G A D, ville fituée au pié du Mont Hermon dans lacampagne de Liban. * Jofué, ch. 11. v. 17.
* B A A L-H A M 0 N, lieu dont il eft parlé dans le Cantiquedes Cantiques, ch. S.v. 11.
B A A L-H A N A N, fils de Hacbor. * Genéfe , ch. 36. v.38. 8c 39. Voyez. B A L A N A N.
BAALHASOR ou BAH A L-H A T S O R, certainlieu près des terres de la Tribu d’Ephraïm, où l’ontondoit les bre-bis d’Abfalom, & où ce Prince, ayant invité fes frères à un fèltin,fit mourir Ammon, pour avoir violé Thamar fa fœur. * Il Sam.OU II. Rois, ch. 13.'*. 23.
B A A L-H ERMON, ou HERMON, montagne fituéeauprès du Mont Liban, 8c qui eft appellée Baal-Hermon au ch. 3.des Juges, v. 3. Puisque Schirjon 8C Hermon font la même monta-gne, Deut. ch. 3. v. 9, il parôitdu JY. 29 félon l’Hébreu, 8c le28félon la Vulgate, v. 6, que celle de Schirjon étoit diftinéte du Liban.Eufébe diftingue aufli l’Hermon du Liban. L’Hermon étoitcouvert de neige & placé vers les frontières feptentrionales de laPaleftine, comme cela parôit par plufieurs pillages de l’EcritureSainte. Le Juif, dont St. Jérôme s’eft fervi pour l’intelligence del’Ecriture, lui aifura que Baal-Hermon étoit litué au defiiis de laville de Panéas, 8c qu’en Eté on charioit la neige d’Hermon à Tyr ;de là vient que dans le Targum cette même montagne eft appelléela Montagne de Neige de Cefarée, c’eft à dire, de Panéas. Cettemontagne eft fertile en très-beaux fapins. On y voit aufli de grandescavernes, dont il y en a une capable de contenir quatre mille hom-mes. Adrichomius dit qu’il y avoit là un Temple de Baal. C’eftapparemment ce que veut dire St. Hilaire dans fon Commentaire furle Pf. 133 félon l’Hébreu, 8c le 132 félon la Vulgate. Ilfembleaulïi que le Mont-Hermon a porté le nom de Panium ou de Pa-neum, 8c que la ville de Panéas fituée au pié de la montagne en apris le nom. Joféphe dit que la fource du Jourdain eft auprèsd’Hermon, & que le Paniumeft le fommet d’une montagne d’unehauteur immenfe. "Mais le fameux Réland croit que Hermon avoitplufieurs fommets, dont le plus haut étoit dans le voifinage de Pa-néas, ce qui femble être confirmé par ce qui eft dit Jofué, ch. 13.-j. 11., de toute la montagne d'Hermon. Le Tabor lemble être op-pofé à la montagne d’Hermon au Tfeaume 89 félon l’Hébreu, & 88félon la Vulgate, v. 13. Quelques Savans, & entre autres Bo-chart ont cru que c’étoit par rapport à leur fituation ; mais il fembleplutôt que le Pfalmifte envilage les qualitez oppofées des deuxMontagnes. Tabor étoit agréable parla verdure & fa fertilité; cemont étoit couvert de toute forte d’arbres 8c de plantes, au lieu quel’Hermon fitué dans la partie la plus feptentrionale de la Paleftinen’étoit jamais couvert que de neiges & de glaçons. Dans le Pfeaume133 félon l’Hébreu, 8c 132 félon la Vulgate, •*. 3, il eft aufli parléd’une montagne de Hermon, dont la rofée defcend fur les montagnes deSion. Il eft évident qu’il ferait ridicule de croire que le Pfalmifteparle de l’Hermon fitué à l’extrémité feptentrionale de la Paleftine,8c éloigné de la montagne de Sion de cent milles d’Italie, puisquede cette manière la rolee ne fauroit defcendre d’une montagne furl’autre. Il y a plus, l’Hermon dont nous avons parlé jufques iciétoit couvert de neige, même en Eté, 8c quand auroit-il donc reçula rofée? Pour réfoudre cette difficulté, il faut dire avec Réland,qu’il ne s’agit dans le Pf 133, 8cc. ni de l’Hermon couvert de nei-
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ges, ni de la célébré montagne de Sion dont il eft fi fouvent pariédans 1 Ecriture, Il y a un autre Hermon près du Tabor, 8c quiportoit encore ce nom du tem de St. Jérôme. Maundrell atfurequ’il y tombe une rofée fi copieufe, quelle mouille comme unepluye qui durerait pendant une nuit tout entière. Les Montagnes deSion , peuvent être les petites collines qui environnent ce Hermon.Quoique l’on ne puiflè pas entièrement démontrer, que ces petitescollines ayent porté le nom de montagnes de Sion, on en trouvepourtant des veftiges, Jofué, ch. îg.v. 17, où il eft parlé d’uneSion, ville de la Tribu d’Iftàchar. Eufébe dit aufli, que Sion, villedlffachar , fe voit encore tout auprès du Tabor ; 8c par conféquent ellen’étoit pas éloignée de la montagne de Hermon, * Relandi PaUfii-na, lib. i.c. 49.
B A ALI A. Voyez. B E H A LJ A.
B A A L 1 M , plurier de B A A L, fe rencontre fouvent enl’Ecriture. * I. Sam. ou I. Rois , ch. 7. v. 4.
B A A LI S, Roi des Ammonites, donna ordre à Ifmaël fils deNathanias d aflàffiner Godolias ouGuedalja qui avoit été établi parNébucadnetzar fur les reftes du peuple de Juda qui étoient demeu-rez à Jérufalem depuis que ce Prince s’en fut rendu mâitre. * Jé-rémie, ch. 48. v. 14.
BAALIT ES, Se été d’impies, parmi le peuple d’Ifraè’I, quiadoraient Baal, ou l’idole de Bel. Nous lifons dans 1 etroiftéme li-vre des Rois, qu’Achab 8c Jézabel facrifioient tous les jours à cetteidole ; 8c qu’Elie ayant convaincu de fuperftuion les Prêtres de cefeux Dieu, par un miracle qu’il fit à la vue d’Achab & du peuple, cesSacrificateurs, au nombre de huit cens cinquante, furent tous mis kmort. * I.ouIII. Rois, ch. 18.
BAALMÉON, ville de la Paleftine, bâtie par la Tribude Ruben.. Elle eft quelquefois nommée Beth-Baalméon, Jofué,13. y. 17. Les Moabites la prirent enfuite fur les Rubénites 8c ilsen étoient les Màitres du temsd’Ezéchiel, ch. 25. v. 9. de ce Pro-phète. Eufébe & St. Jérôme placent Béelméon, ou Beelmaüs, à neufmilles d’Esbus , ou d'Efebon , près du mont Baara ou Abarim.
* Relandi PaUftina, lib. 3. D. Calmet, Dicl. delà Bible. Nombres ,ch. 32. v. 38. I. Chron. ou Paralip. ch. 5. v. 8.
* B A A L-P E H O R , idole iiJkme des Moabites. * Nom-bres, ch. 25. v. 2. 3. Deuteronome, ch. 4. v. 3. Jofué, ch. 22.
v. 17. pf. 103 de la,Vulgate, 8c, 106 de 1 Hébreu, t/.28. o/ée,ch.9. v. 10. Voyez. BEELPHEGOR.
B a AL-PÉR ATSIM- .Voyez. BAAL-PHARA-S I M.
B A A L-P H A R A S 1 M, ville des Philiftins dans la Tribude Juda, qui tire fon nom de la confufion qui fe mit dans leur campà la vue de l’armée de David. En effet les Philiftins n’ayant pus’accorder touchant l’ordre de la bataille, David fut fi bien profiterde leur melintelhgence qu il les taîiia tous en pièces- * II. Sam. ouh. Rois , ch. S - v. 20 .
* a, petit village dans la Tribu d ’ljpdchar, d’où étoit ce charitable Païfan, qui apporta dans fa beface auProphète Elifée des pains des prémices, des pains d’orge, 8c quel-que peu de blé nouveau. Il y en eut allez pour fournir au dîner decent Prophètes, qui étoient fous la conduite d’Elifëe, 8c même,par un miracle inefpéré, il en refta beaucoup. Elle parait avoirété fituée dans le pais de Spalifpa dont il eft parlé, I. Samuel ouI. Rois, ch. g. v. 4. Eufébe, 8c S. Jérôme la mettent à quinzemilles de Diofpolis vers le Nord dans la Région Tamnitique. * Ré-land, PaUftina, l. 3. II. ou IV. Rois, ch. 4. v. 42. I. Sam. ouI. Rois, ch. g. v. 4.
* B A A LT A M A R, ou BAALTHAMAR, plai-ne dans la Tribu de Benjamin, où toutes les autres Tribus fe ran-gèrent, pour venger l’inlolent outrage, que quelques débauchez decette même Tribu avoient fait à la femme d’un Lévite de celle d ’E-phraïm. La guerre fut fi fangiante, qu’il n’en échapa que fix censde la Tribu de Benjamin, quife làuvérent fur un grand rocher, enréfolution de fe bien défendre, 8c de vendre chèrement leur vie.On eut pitié d’eux, 8c on leur fit fi bonne compofition, qu’on leuraccorda tout ce qu’ils voulurent, pour ne pas détruire entièrementcette Tribu. * Juges, ch. 20. m 33. Cela arriva l’an du monde2606 avant J. C. 1429. Simon, Diâionnaire de la Bible.
B A A LT I S. Voyez. ASTAROTH 8c ASTAR-TE.
B A A L-T S E P H O N , idole. Cherchez. B E E L Z E-P HO N.
B A A N, (Jean de) fameux Peintre né à Haarlem le2ofévr.1633. Il perdit fes parens à lage de trois ans. Son Oncle Piemansde Leide qui peignoir dans le goût de Jean Breugel, le prit dans làmaifon 8c lui enfeigna les principes de la Peinture. Il perdit cetOncle en 1645, 8c paflà à Amfterdam, où il continua de s appli-quer à la Peinture fous Bakker. Il fit de fi grands progrès dans cetArt, que fes Condifciples en devinrent jaloux, 8c le chagrinèrenten mille manières ; mais Ton Mâitre le protégea, loua fes efforts 8cfon aflïduité, 8c le mena avec lui par tout, afin de le faire connôi-tre. Dans ce tems-là, on vio deux grands Peintres en Hollande,Antoine van Dyk Sc R embrant. Chacun avoit fes Seftateurs. LeJeune Baan étoit embarrafle de lavoir lequel des deux il imiterait.Il fe détermina pour van Dyk. En 1660, il alla à la Haye & y fitles portraits du Prince de Tarente, du Comte de Hoorn, & d au-tres grands Seigneurs. Sa réputation paflà la mer ; le Roi d Angle-terre le fit venir pour faire fon portrait 8c celui de la Reine. Deretour d’Angleterre il fit les portraits du Duc de Zell, 8c de quel-ques beautez de fa Cour. Quelque tems après il travailla à celuidu Grand Duc de Tofcane, qui lui en paya cent ducats. Dans cetems-là il peignit Corneille 8c Jean de Wit, deux fameux perfonna-ges des Païs-Bas. Il fit une fécondé fois le portrait de Jean de Wit,de grandeur naturelle, dans un grand tableau, où Jean de Wit pa-roilîbit aflîs fur un trophée d’armes, 8c s'appuyant dun bras fur, la bouche d’un canon. Dans l’air on voyoit des enfans voltigeansi qui le couronnaient de lauriers, 8c la Renommée qui publioit lès
louan-