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Au combat de la flûte animer les berger* ;t)es plaisirs de l'amour vanter la douce amorce,
Changer Narcisse en fleur, couvrir Daphné d'écorce;
Et par quel art encore l’églogue quelquefoisRend dignes d'un consul la campagne et les boi*.
Telle est de ce poëme et la force et la grâce.
Telle qu’une bergère au plus beau jour de fête ;
De superbes rubis ne charge point sa tête;
Et sans mêler à l’or l'éclat des diamants.
Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements ;
Telle aimable en son air, mais humble dans son style;
Doit éclater sans pompe une élégante idylle:
Son tour simple et naïf n’a rien de fastueux.
Et n’aime point l’orgueil d'un vers présomptueux.
En descendant des siècles les plus reculés Jus-'qu’à nous, nous rencontrons d’abord Théocrite,natif de Syracuse et qui vivoit environ 285 an*avant J. C. II s’est fait une réputation étonnantepar ses idylles. Elles sont écrites avec une dou-ceur, une mélodie que la traduction altéra, sielle ne les fait entièrement disparoitre.
Moschus et Bion vinrent quelque temps aprèsThéocrite: le premier fut célèbre en Sicile,l’au-tre à Smyrne en Ionie. Perrault dit que l’idylle’de Moschus: ï Amour fugitif i est une des plué
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