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produiroient leur naïveté, leurs plaisirs, leurschagrins même sous les traits ravissants de labelle nature ; ils ont donc fait des églogues : etces églogues, quand elles ont un certain degréde perfection, reconduisent le lecteur à cetempsfortuné que la fable nomme l’âge d’or. Maiscomme peu d’auteurs sont destinés à peindre fi«dellement le charmant tableau de la belle nature,beaucoup ont échoué dans l'églogue, parcequ’aux traits purement naturels, ils ont joint lessaillies d’un esprit trop cultivé peut-être pourdes chefs de troupeaux. D’autres fois ils ontpar un excès opposé, employé les noms patoisde nos paysans, imitant Ronsard,
Qui changeoit sans respect de l'oreille et du ionLycidas en Pierrot, et Philis en Toinon. j
Boileau assigne de la manière suivante lesrègles de l’ëglogue et celles de i’idylle.
Suivez pour la trouver, Théocrite et Virgile;
Que leurs tendres écrits par les grâces dictés,
Ne quittent point vos mains jour et nuit feuilletés »
Seuls dans leurs doctes ven, ils pourront vous apprendrePar quel art sans bassesse un auteur peut descendre.Chanter Flore, les cliampt, Pomone , les vergers,