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tyres il est bien plus retenu que Régnier. Sesvers sont fort travaillés, mélodieux et pleins dechoses. Par-tout on le trouve précis,serré, dé-cent. Son plan de satyres étoit d’attaquer lesvices en général et les mauvais auteurs en par»tiçulier. Rarement il a nommé ceu^ dont il dé-crioit les vices moraux, très souvent il présenteouvertement les mauvais auteurs. On lui a re-proché de manquer d'imagination ; ce reprochapeut-il légitimement se faire à l’auteur du Lu-trin? poème bâti sur la pointe d'une'aiguille,disoit Mr- de Lamoignon, et dans lequel on trouve le génie qui crée,le jugement qui dispose,l’i-magination qui enrichit, la vertu qui animetout, et l’harmonie qui répand les grâces. Vol-taire, dans son Temple du goût, dit:
Là régnoit Despréaux., leur maltFe en l’art d’écrire»
Lui qu’arma la raison des traits, de la satyre.
Oui donnant le précepte et l’exemple à la fois,
Etablit d’Àpo.llon les rigoureuses lois.
Il revoit ses enfants avec un œil sévère ,*
De la triste Equivoque il rougit d’être père;
Et rit des traits manqués du pinceau foible et dur»
Dont il défigura le vainqueur de Namur;
Lui-même, il le* eftace, et semble encore nous dire*