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« can avoit plus de génie que Malherbe, mais il« est plus négligé et songe trop a le copier. Il«excelle sur-tout, à mon avis, à dire les petites« choses, et c’est en quoi il ressemble mieux aux«anciens, que j’admire par cet endroit. Plus les«choses sont sèches et malaisées à dire en vers,« plus elles frappent quand elles sont dites no-« blement, et avec cette élégance qui fait pro-« prement la poésie. » Le même Boileau dansson art poétique-, dit:
Malherbe d’un héros peut vanter les exploits ;
Racan chanter Philis, les bergers et les bois.
La Fontaine dans sa fable: le meunier, sonfils et l’âne, dit de Malherbe et de Racan:
Ces deux rivaux d’Horace, he'ritiers de sa lyre;
Disciples d'Apollon , nos maîtres, pour mieux dire.
Et Charles Perrault, dans son épitre au roi:
Aux Homères divins , aux Virgiles superbes ,
On voit se mesurer nos Piacans , nos Malherbe».
On aime à voir les tendres hommages des po>êtes français, offerts également aux deux pre-miers favoris d’Apollon en France ; on se croitalors à coté du berceau de deux fils ainés ju-