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Vers l'an 532 avant .T. C., est le modèle éternelet le désespoir de tous les poètes. Ses poésiesne sont que des fleurs, que des grâces; le styléen est si délicat,si facile, que l’antiquité ne nousoffre rien de semblable. De tous les poètes fran-çais,notre bon la Fontaine est le seul qui ait réus*si à traduire en vers quelques-unes de ses odes.Ce benjamin des neuf sœurs mourut à 85 ans ,étranglé par un pépin de raisin qui se trouvoitdans la coupe où il buvoit. Le nom de ce phé-nix lyrique vit encore dans celui d'odes anacré-ontiques: et par elles, on entend les tableauxles plus riants de la nature, les mouvements lesplus ingénus du cœur humain, l’enjouement,leplaisir, la négligence de l’avenir, le doux em-ploi du présent, les délices d’une Vie dégagéed’inquiétudes, l’homme enfin ramené par la phi-losophie aux jeux de son enfance; et pour ledire en un mot: l’inspiration d’une Muse uüpeu épicurienne.
Pindare, le prince des poètes lyriques,naquità Thèbes en Béotie,vers l’an 50o avant J. C.Ilflorissoit dans le siècle des Périclès, des Thé-mistocîer, des Eschyles des Phidias. Il nous