'dramatique avant d’être susceptible de la parurede l’harmonie destinée à embellir l’action. Cetteréflexion faite, nous dirons que l’opéra, danstoute la force du terme, est une pièce de thé-âtre en vers, mise en musique et en chants, ac-compagnée de danses, de machines, de décora-tions; et pour parler avec Voltaire, c’est unspectacle
Où les beaux vers, la danse, la musique*
L’art de tromper les yeux par les couleurs,
L’art plüs heureux de séduire les cœurs *
De cent plaisirs font un plaisir unique.
Dans ce composé tout est mensonge, maistout est d’accord ; et voilà ce qui en fait la vé-rité, La musique y fait le charme du merveilleux*le merveilleux y fait la vraisemblance de la mu-sique : on est dans un monde nouveau ; c’est lànature dans l’enchantement, et visiblement ani-mée par une foule d’intelligences dont les vo-lontés sont des lois. Que l’austère vérité s’em-pare de ce théâtre, elle en change tout le sys-tème ; l’illusion ôtée, le plaisir s’enfuit avec elle*Au reste, on peut assurer que l’opéra est la ré-Union des beaux arts; poésie, musique, danse/
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