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sentiments qu'il veut inspirer à l’autre. Comme]’ün des personnages n’y est point en action, ledialogue ne sauroit être ni rapide ni varié, il yfaut donc beaucoup d’éloquence pour le rendreintéressant. Dans la quatrième, les interlocu-teurs ont des vues, des sentiments ou des pas-sions qui se combattent, et c’est la forme descène la plus convenable au théâtre. Il arrivesouvent dans celle-ci, que tous les acteurs ne semêlent point dans le dialogue,quoiqu’ils soienttous en action,
Il faut toujours que le dialogue tende à sonbut. D’objet en question devant intéresser lesinterlocuteurs,il n’est pas vraisemblable qu’au-cun d’eux s’oublie au point de parler d’autrechose. Un personnage qui, dans une situationintéressante, s’arrêteroit à dire de belles chosesétrangères à son but, ressembleroit à une mèrequi, cherchant son lils égaré dans la campagne,S’amuseroit à y cueillir des fleurs.
Si quelquefois, par crainte, par ménagement,par. dissimulation, un des interlocuteurs dé-tourne exprès le cours du dialogue, l’apparenceseule est contre la règle que nous venons de