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de cet homme doux, complaisant, généreux é£compatissant, mériteroient un éloge trop longpour cet abrégé. Huit volumes de comédies,dont toutes portent l’empreinte du bon goût,dé-poseront toujours en faveur de Molière. Quoi-que chacune d’elles ne soit pas un chef-d’œu-vre, on y reconnoit cependant le grand maitrequi a produit le Misantrope, l’Avare,IeTartufe,etc. La mort l’a moissonné trop tôt; et s’il avoitvécu plus long-temps, nous serions plus richesen pièces au jrftoins égales à celles que nous van-tons ici. Car Boileau raconte que Molière, aprèslui avoir lu le Misantrope, lui dit: vous ver*vez bien autre chose ! Qu’auroit-il donc faitcet homme qui voyoit quelque chose au dessusdu Misantrope? Voici l’épitaphe que la Fon-taine fit pour Molière.
Soua ce tombeau gisent Plaute et Térence,
Et cependant le seul Molière y gît.
Leurs trois talents ne forment qu’un esprit;
Dont le bel art réjouissoit la France.
Ils sont partis, et j’ai peu d’espéranceDe les revoir. Malgré tous nos efforts,
Pour un long temps, Selon toute apparence,
Térence et Plaute et Molière sont morts.