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On la divise en anciènne, moyenne et noa*velle, par rapport non,au temps, mais au mo-de de peinture employé pour imiter les mœurs.D’abord on osa mettre sur le théâtre des satyresen actions, nommant ceux qui en étoient l’ob-jet, imitant leurs ridicules et leurs vices: tellefut la comédie ancienne. Les loix défendirentdénommer, on ne nomma plus; mais on semasqua; et les masqups, les vêtements, l’actionmême, tout étoit si bien imité, qu’il ne man-quoit que les noms: voilà la comédie moyenneplus maligne, plus piquante. C’est dans ces deuxgenres qu’Aristophane triompha tant de fois àla honte des Athéniens, Une Seconde loi des ma-gistrats, banissant du théâtre toute imitationpersonnelle, borna la comédie à la peinture gé-nérale des mœurs , et c’est la comédie nouvelle.Alors, dit Boileau,
Le théâtre perdit son antique fureur,
La comédie apprit à rire sans aigreur,
Sans fiel et sans venin sut instruire et reprendre,
Et plut innocemment dans les vers de Ménandre.
Chacun, peint avec art dans ce nouveau miroir,iS’y vit avec plaisir, ou crut ne point s’y voir.