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marquer, les règles d’une fiction naturelle, d’u-ne vraisemblance soutenue, doivent y être scru-puleusement observées. Qu’il règne donc dansces pièces de théâtre, beaucoup d’unité et decontinuité dans les traits de caractère; du natu-rel dans le dialogue, de la vérité dans les senti-ments, bref, un art fin de cacher l'art dans l’en-chaînement des situations : voilà l’unique sour-ce de l’illusion théâtrale.
Du premieF coup d’œil, on pourroit croireque cette foule de traits saillants dans le carac-tère du personnage principal devroit, au lieud’un tableau fidelle,donner une caricature; maisqu’on fasse attention à la fréquence des inci-dents mis en jeu pour faire ressortir le ridiculeou le vice qu’on dévoile, et on verra qu’il n’y apoint d'affectation; qu’il se produit, qu’il doitse produire de lui-même, quand l’auteur saitmanier son sujet, qu’il en suit la marche tracéepar la nature: En effet, c’est uniquement là qu’ilfaut prendre ses modèles. Boileau nous dit:
Que la nature donc soie votre étude unique .
Auteurs, qui prétendez au^; honneurs du comique.Quiconque voit bien l’homme, et d’un esprit profond*