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fonde sur la'sensibilité humaine, celle-là sur lamalice naturelle à l'homme. Si les défauts denos semblables ne sont ni assez affligeants pourinspirer la compassion, ni assez révoltants pourinspirer de la haine, ni assez dangereux pourfaire naître l’effroi; nous les fixons avec unecomplaisance mêlée de mépris; nous en rionsmême, quand la peinture qu’on nous en fait ade la finesse. Le pathétique est le moyen qu’em-ploie la tragédie; la comédie tire les siens de ladisposition où nous sommes à saisir avidementles ridicules ; et mieux elle les présente, pluSelle approche de son but. L’amour des vertussublimes,l’horreur des grands crimes,voilà quelleest la fin de la tragédie; la comédie, pour cor-riger les vices de notre humanité,se propose deles exposer à la malignité humaine qui, par desrisées, peut quelquefois les corriger:
. Ridiculum acri
Fortius ac melius magnas plcrumque secat res.
La fiction de la comédie étant aux spectateursbien plus familière que celle de la tragédie, etle défaut de vraisemblance bien plus facile à re-
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