« gravité dans les sentiments, la dignité eteü«même temps la prodigieuse variété dans les«caractères.» Et Voltaire,dans son Temple dugoût, dit :
Ce grtnd, ce sublime Corneille,
Qui plut bien moins à notre oreilleQu’à notre esprit qu'il étonna;
Ce Corneille qui crayonnaL’ame d’Auguste, de Cinna»
De Pompée et de Cornélie,
Jetoit au Feu sa Pulckêrie,
Agésilas et Surèna,
Et saerifioit sans foiblesseTous ces enfants infortunés,
Fruits languissants de sa vieillesse»
Trop indignes de leurs aînés.
j RaçjneX Jean), né à la Ferté-Milon dans leValois, (Dpt. de l’Aisne), m. 169g. 6oa. paroltaussi à la tête de nos poètes tragiques. Aprèss’être attiré de justes applaudissements par sonBritannicus , que suivirent également applaudis :Bérénice, Bajazet, Phèdre, et d’autres piècesprofanes, il alla puiser deux sujets dans l’his-toire sainte: Esther, dont il sentit lui-même lesdéfauts, malgré le succès avec lequel le publid