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Disons un mot de nos poètes tragiques lesplus célèbres. D’abord, Pierre Corneille , né àRouen, in. 1 684- 78 a> doyen de l’Académie fr.où il avoit été reçu en 1647 . Il a voit déjà donnéquelques pièces au théâtre français, quand leCid parut. Cette tragédie Ht une telle époquedans l’empire de la Melpomène française,qu’onpeut dire: c’est ici qu’à commencé le bon goûtparmi les auteurs de notre nation. Les succèsétonnants de sa réception suscitèrent à Cor-neille des envieux, parmi lesquels se trouvoit lecardinal de Richelieu; mais les efforts impuis-sants des critiques s'évanouirent, et le Cid res-ta dans toute sa gloire. Outre cette pièce, onpeut citer de lui: les Horaces, Cinna, Polieucte,Pompée, Rhodogune et les autres tragédies ad-mirables qui rendront à jamais son nom immor-tel. Voici le jugement que Racine porte dugrand Corneille : « Il n’est pas aisé de trouver«un poète qui ait possédé à la fois tant de«grands talents, tant d'excellentes parties de«l’art, la force, le jugement, l’esprit. On ne« peut trop admirer la noblesse, l’économie dans#<les sujets, la véhémence dans les passions, la