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de la critiquer; seulement j’observerai qu’elleest assez analogue au sujet en question.
L’action de la tragédie peut être conforme àla vérité, s’en éloigner plus ou moins, et mêmen’être qu’une pure fiction. Horace disoit déjàdans son Art poétique ;
A ut famam sequere, aut sibi convenieiilia fingeScriptor.
Voltaire, dans sa dissertation sur la tragédie an-cienne et moderne, nous dit: «Les modernes« ont encore plus fréquemment que les Grecs i-«maginé des sujets de pure invention. Nous« èumes beaucoup de ces ouvrages, du temps«du cardinal de Richelieu ; c’étoit son goût ain-«si que celui des Espagnols. ... Le Venceslat« de Rotrou, (qui parut en iG-'jS-) est entière-« ment dans ce genre, et toute cette histoire est« fabuleuse. ... Le Cid ( 1637. ) > et Héraclius«(1647. ) j tous deux de Corneille, sont encore« des fictions. » Dans la Zaïre de Voltaire,toutest feint, jusqu’aux noms. Les Grecs mêmes nes’étoient point interdit cette tragédie. Aristotedit expressément qu’Agathon s’étoit rendu très-