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fussent dans ses ouvrages, à côté des beautésqu’on y trouve si fréquemment. Tel est le pri-vilège du génie d’invention: il se fait une routelà, où personne n’a marché avant lui; il courtsans guide, sans art, sans règles; jl s’égare danssa carrière; mais il laisse loin derrière lui,toutce qui n’est que raison,qu’exactitude. Que cesréflexions suffisent pour cet abrégé. Passonsd’Homère à Virgile.
Si la nature fit naître Virgile de parents peuaisés, qu’elle l’en dédommagea pleinement parune supériorité de talents qui lui érigea des au-tels dans le temple des beaux arts et du goût.
Enjisant Homère, dit le Batteux, nous nousfigurons ce poète comme une lumière unique aumilieu des ténèbres, seul avec' la seule nature,sans conseil, sans livres, sans société desavants,abandonné à son seul génie ou seulement ins-truit par les Muses. En ouvrant Virgile , nous,sentons au contraire que nous entrons dans unmonde éclairé, que nous sommes chez. une na-tion où règne la magnificence et le goût; où.tous les arts.: la peinture, l’architecture ont des,ehefs-d'œuvre, où les talents sont réunis avec