Veur du monde ne s’est pas contenté de nousdire: veillez,parce que vous ne savez ni le journi l’heure où viendra le fils de l’homme; il nes’en est point tenu là ; mais il a ajouté: veillez,parce que le fils de l'homme viendra à l’heureoù vous ne l’attendez pas. Est-il rien de plusformel que ces paroles; et l’infaillibilité de cetteparole ne doit-elle pas encore redoubler moncrime, quand je vis tranquillement dans monpéché et que je néglige ma conversion ? Si cedivin maître s’étoit contenté de me dire que letemps delà mort est incertain,peut-être serois-je moins coupable. Puisqu’il est incertain, di-rois-je, je n’ai pas perdu, tout droit d’espérer.Je suis un téméraire, il est vrai, de vouloir encourir les risques; mais enlin ma témérité nedétruit pas ma confiance : je puis être surpris,mais aussi je puis ne l’être pas; et dans la con-duite que je tiens, toute aveugle qu’elle est, j’aidu moins encore quelque prétexte. Ainsi raison-nerois-je. Mais après la parole de J. C., il ne.m’est plus permis de raisonner de la sorte, et jedois compter de mourir à l’heure que je n’y pen-serai pas. Ce, n’est que par là que le fils de Dieu
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Abrégé des règles de l'art oratoire, suivi de deux discours destinées à fournir des exemples aux règles : rédigé et mis en ordre pour la commodité du maitre et des élèves
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