et voilà ce que doit faire l'incertitude de la mort.Car, dites-moi, pécheurs, à quoi serez-vous sen-sibles, si vous ne l’êtes pas au danger aflreux oùelle vous expose? Mourez-vous dans votre pé-ché, vous êtes perdus, perdus sans ressource;mais tandis que vous y demeurez, ne pouvez-vous'pas y mourir? y mourir à chaque instant,puisque pour vous comme pour moi, rien n’estplus incertain que la mort?
Ramenons cette troisième partie à un seul raisonne-ment»
Ce qui détruit en nous la lâcheté et la tiédeur avec la-quelle nous agissons, est le moyen le plus efficace denous inspirer une sainte Ferveur dans nos actions.
Or la pensée de la mort, en nous* montrant noire fincomme prochaine (86—90 ), en nous la montrant com-me incertaine (gc*— 93 ), détruit en nous la lâcheté et latiédeur avec laquelle nous agissons;
Donc la pensée de la mort est le moyen le plus effi-cace de nous inspirer une sainte Ferveur dans nos actions*
PÉRORAISON.
93.)Jeme trompe, Chrétiens, il y a dans lamort quelque chose de certain pour nous; etquoi? c’est que nous en serons surpris. Le sau-ï