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la république, il auroit donné aux choses un toutautre tour. Cicéron avec des parties admirablespour un second rôle, étoit incapable du premier.Il avoit un beau génie, mais une ame souventcommune : l’accessoire chez Cicéron étoit la ver-tu; chez Caton c’étoit la gloire. Cicéron sevoyoittoujours le premier,Caton s’oublioit toujours:celui-ci vouloit sauver la république pour elle-même, celui-là pour s’en vanter. Je’ pourroiscontinuer le parallèle, en disant que quand Ca-ton prévoyoit, Cicéron craignoit; que là où Ca-ton espéroit, Cicéron se conEoit: que.lepremiervoyoit toujours les choses de sang froid, l'autreau travers de cent petites passions. ( Montesquieu.Considcr. sur la Grand, et la Dccad. des Romains. )
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