Penser,parler, agir, sentir comme je penserois,comme je parlerois, comme j’agirois, comme jesentirois à la mort ; voilà de quoi corriger tou-tes nos tiédeurs et toutes nos lâchetés, de quoivivifier toutes nos œuvres par le souvenir de lamort et de sa proximité,go. ) Mais il m'est incertain, direz.vous peut-être, si la mort est proche ou si elle est encoreéloignée de moi? Je le veux,mon cher auditeur;qu’en concluez-vous ? Parce qu’il est incertainquand et quel jour vous mourrez, devez-vousen être moins actif, moins vigilant, moins fer-vent dans l’observation de vos devoirs ; et cetteincertitude qui peut-être vous sert de prétextepour justifier vos négligences, n’est-elle pas au.contraire une nouvelle raison pour les condam-ner? Car pourquoi le Sauveur du mondq nousordonne-t-il de veiller? ce n’est pas seulementparce que la mort est prochaine, mais parcequ’elle est incertaine,c’est-à-dire parce que nousn’en savons ni le jour ni l’heure. J. C. auroit,sans doute, bien mal raisonné, si l'incertitudede la mort autorisoit en aucune sorte nos lâ-chetés et nos tiédeurs. C’est ici que St.Augusîia
Druckschrift
Abrégé des règles de l'art oratoire, suivi de deux discours destinées à fournir des exemples aux règles : rédigé et mis en ordre pour la commodité du maitre et des élèves
Entstehung
Seite
114
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten