rance, ni intérêt ne nous engageroitj nipâssionni liaison ne noüs arrêteroit. Pensées, désirs,actions, tout en nous seroit pour Dieu, la pluspure et la plus ardente charité embraserait ex-clusivement nos cœurs ; et comme un élémentqui retourne vers son centre, s’y porte avec unmouvement plus rapide,‘ ainsi plus nous avan-cerions vers notre terme, plus nous sentirionscroître notre activité et notre zèle. Tel est lemiracle que la pensée de la mort opéreroit. Orpourquoi ne l’opère-t-elle pas dès maintenant?J. C. ne s’est-ilpas exprimé en termes assez pré-cis ; et la parole de Dieu a-t-elle moins d’effi-cace que n’en auroit celle d’un ange?
8g.) Voulez-vous savoir, Chrétiens, commentparle, et sur-tout comment agit un homme quienvisage la mort de près, et qui en fait le sujetde ses réflexions? lisez dans le prophète IsaïeC Cap. XXXVIII. ), les sentiments, les expres-sions dont se sert le saint roi Ezéçhias, et for-mez-vous sur son exemple. Quel langage queoelui de ce religieux monarque! Par lui nous ap-prenons à faire toutes nos actions, comme si
chacune d’elles étoit la dernière de notre vie,
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