tant d’actions vertueuses que vous omettez, quevous négligez, et dont vous perdez le mérite.Toute l’écriture nous fournit des encourage-ments semblables dans l’ancien et le nouveautestament; mais ils ne suffisent pas pour vousréveiller de votre assoupissement; vous restezplongés'dans la même langueur; et pourquoi?parce que vous n’avez jamais bien considéré labrièveté de votre vie.
88*)Car enfin, si vous et moi, mes frères,nousétions bien convaincus qu’il ne nous reste quefort peu de temps ; si nous disions avecSt.Paul,je sens que je vais mourir et que le temps dema dissolution approche, si un ange venoitnous annoncer que notre dernière heure son-nera demain : que ferions-nous, ou plutôt quene ferions-nous pas? Cette seule idée qui n’estde ma part qu’une pure supposition, suffit, aumoment où je vous parle, pour vous toucher,vous frapper, vous animer. Nous ferions tout,et en taisant tout, nous croirions encore n’en pastaire assez. Ni divertissements, ni plaisirs, nijeu ne nous dissiperoit; ni spectacle, ni compa-gnie ni assemblée ne nous attireroit, ni rspe-