fortune et des honneurs, s'est Jamais contentéde ce qu’il étoit? Quel avare dans la poursuiteet la recherche des biens de la terre, a jamaisdit, c’est assez? Quebvoluptueux esclave de sessens, a jamais mis fin à ses plaisirs? La nature,dit ingénieusement Salvien, s’arrête au néces-saire; la raison veut l’utile et l’honnête; l’a-mour-propre, l’agréable et le délicieux; mais lapassion veut le superflu et l’excessif. _Or ce su-perflu est infini ; mais cet infini, tout infini qu’ilest, trouve, si nous le voulons, ses limites etses bornes dans le souvenir de la mort, commeil les trouvera malgré nous dans la mort même.Car si, me servant des paroles de l’église: hom-me, souviens-toi que tu es .poussière, et quetu retourneras en poussière, j’adresse cet ar-rêt à tout ce qu’il y a d’ames passionnées danscet auditoire; nesufifira-t-il pas pour modérer,affoiblir,anéantir ces désirs vastes et incommen-surables qui les tourmentent toujours et qu’onne remplit jamais? Puis leur faisant la mêmeinvitation que firent les Juifs à J. C. quand ils leprièrent d’approcher du tombeau de Lazare, et
qu’ils lui dirent : Venez et voyez, je leur dirai ;
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