[Venez avares; vous brûlez d’une insatiable cmpidité, dont rien ne peut amortir l’ardeur; etparce que cette cupidité est insatiable, elle vousfait commettre mille iniquités ; elle vous endur-cit aux misères des pauvres es vous jette dansun profond oubli de votre salut. Considérez cecadavre, venez et voyez! G’étoit un homme defortune comme vous ; en peu d’années il s'étoitenrichi comme vous; comme vous, il a eu lafolie de vouloir laisser après lui une maison o«pulente et des enfants avantageusement pour-vus. Voyez-Ie maintenant, voyez la nudité, lapauvreté où la mort l’a réduit. Où sont ses re-venus ? ses richeses? ses meubles somptueux etmagnifiques ? A-t-il quelque chose de plus quele dernier des hommes? Cinq pies de terre,unsuaire, la pourriture qui l’attend: voilà tout.Qu’est devenu le reste? Venez,homme du mon*de, idolâtre d’une fausse grandeur, vous êtespossédé d’une ambition qui vous dévore; etparce que cette ambition n’a point de termes,elle vous ôte tout sentiment de religion, ellevous occupe, elle vous séduit, elle vous enivre.Voyez, considérez ce sépulchret qu’y voyez-
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Abrégé des règles de l'art oratoire, suivi de deux discours destinées à fournir des exemples aux règles : rédigé et mis en ordre pour la commodité du maitre et des élèves
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