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Abrégé des règles de l'art oratoire, suivi de deux discours destinées à fournir des exemples aux règles : rédigé et mis en ordre pour la commodité du maitre et des élèves
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drions tout cela pour des subtilités encore plusVaines que la vanité dont on voudroit nous con-vaincre. Sans le souvenir de la mort, nous ver-rions bientôt jusquà notre raison sarmer con-tre nous-mêmes et saccorder avec la passion.

7$. ) Mais quand on nous dit quil faut mou-rir et quand nous nous le disons à nous-mêmes,ah! Chrétiens, notre amour-propre, tout ingé-nieux quil est, na plus de quoi se défendre. IIse trouve désarmé par cette pensée; la raisonprend lempire sur lui, et, sans résistance, il sesoumet au joug de la foi. Pourquoi cela ? parcequil peut plus désavouer sa propre foiblesse,que la vue de la mort non seulement lui décou-vre, mais lui fait sentir. ... D vient, deman-de St. Chrysostome, que la pensée de la mortfait sur nous une impression plus forte, etquelle nous dévoile mieux que toute autre con-sidération, la vanité des biens créés? Parce quetoutes les autres considérations ne renfermenttout au plus que des témoignages et des preu-ves de cette vanité ; au lieu que la mort est les-sence même de cette vanité, ou que cest lamort qui fait cette vanité. Ne nous étonnons.