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destinée inévitable, fait généralement et sansexception de tous les biens qu’il possède, detous les plaisirs dont il jouit, de tous les titresdont il se glorifie, comme un abyme de vanité.L’homme mondain n’en convient pas et il affec-te même de l’ignorer; mais il est pourtant vraique sa vie n’est qu'une ombre et une figurequi passe. Il se trouble, et comme mondain, ilest dans une continuelle agitation: mais il setrouble inutilement, parce que c’est pour desentrepj'ises que la mort déconcertera, que lamort renversera. . ■..
74- ) N’est-ce pas ce que nous éprouvons tousles jours? Car, disons la vérité, mes chers frè-res ; si nous ne devions point mourir,ou si nouspouvions nous affranchir de cette dure nécessi-té qui nous rend tributaires de la mort, quel-que vaines que soient nos passions, nous nevoudrions jamais en reconnoitre la vanité; ja-mais nous ne voudrions renoncer aux objets quiles flattent, et quelles nous font tant rechercher.On auroit beau nous redire tout ce qu’en ontdit les philosophes ; procéder par la voie du rai-sonnement et des démonstrations ; nous pren-