dois mourir réellement et par nécessité.
73,) Et voilà, mes chers auditeurs, le secretadmirable que David avoit trouvé pour teniren bride ses passions, et pour conserver jusquedans le centre du monde,la cour,ce parfait dé-tachement du monde, où il étoit parvenu. Quefaisoit ce saint roi? Il se contentoit de deman-der à Dieu comme une souveraine grâce, qu'illui fit connoître sa fin ; il lui demandoit qu’illui fît même sentir combien il en étoit proche „afin qu’il sût, mais d’une, science efficace etpratique le peu de temps qui lui restoit encoreà vivre. Il ne doutoit pas que cette seule pen-sée: il faut mourir, ne fût suffisante pour é-teindre le feu de ses passions les plus ardentes.En effet, ajoutoit-il, vous avez, Seigneur, ré-duit mes fours à une mesure bien courte, etpar là, tout ce que je suis, tout ce que je puisdésirer ou espérer d’être, n’est qu'un pur né-ant devant vous. Devant moi, ce néant estquelque chose, et même toutes choses; maisdevant vous, ce que j’appelle toutes choses, seconfond et se perd dans ce néant; et la mort,
gue tout homme vivant doit regarder comme sa
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