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ce* désirs de s’enrichir, parce qu’ils Verrontdans un plein jour la futilité, et si jôse parlerainsi, l’extravagance de tout cela. Or que fai-sons-nous, quand durant la vie, nous nous occu-pons du souvenir de la mort? Nous anticiponsce dernier jour, ce dernier moment; et sans at-tendre que la catastrophe et le dénouement desintrigues du monde nous développe malgré nousce mystère de vanité, nous nous le développonsà nous-mêmes par de saintes réflexions. Carquand je me propose devant Dieu le tableau dela mort, j’y contemple dès à présent toutes leschoses du monde sous le même point de vuesous lequel la mort me les fera considérer; j’enporte le même jugement que j’en porterai; jeles reconnois méprisables comme je les recon-noîtrai; je m’y reproche de m’y être attaché,comme je me le reprocherai; je déplore en celamon aveuglement, comme je le déplorerai; etdès lors ma passion se réfroidit, la concupis-cence n’est plus si vive, je n’ai plus que de l'in-différence pour ces biens passagers et périssa-bles; en un mot, je meurs à tout, d’esprit et decoeur, parce que je prévois que bientôt j’y,