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l’aide de l’invention, resteraient bruts et sanséclat; sans elle, le tableau le mieux esquissé neseroit rien, faute du coloris de la peinture. En-fin, c'est l’élocution , qui, seule, donne au dis-cours la vie et le sentiment.
L’élocution comprend ces tournures qu’onappellelFigures oratoires, les^différentes touchesdu style, étalés trois genres d’éloquence.
DES FIGURES ORATOIRES.
De tout temps, on opposa le figuré au na-turel. Rien donc de plus mal conçu, que lemot de Figures , adapté par quelques Rhéteursà presque tout ce que l’homme profère. S’ilfait une questionna. 88. \ c’est, en terme deRhétorique, une Interrogation ; s’il semble cé-der quelque point à ceux à qui il parle ( 16.19.'), *
c’est une Concession ; s’il élève la voix pourexprimer un sentiment ( 3 . St.),- c’est une Ex-clamation \ s’il monte successivement d’un ob-jet à un autre ( 36 . ) , c’est une Gradation ; s’iladresse la parole à quelqu’un ou à un objet(6.17.), c’est une Apostrophe ; s’il affecte de ré=