n’auroient plus qu’un prix rie peu de valeur.
( Ou trouvera & la fin des No. 78 . 84. 92 . un exemplede cette analyse logique. )
L’ordre des preuves dépend de l’orateur etde l’auditoire. Veut-on frapper, étonner,sur-prendre? qu'on commence à lancer un trait vic-torieux; veut-on d’abord paraître foible, pourtriompher ensuite avec d’autant plus de gloire?qu’on fasse de ses preuves une gradation tou-jours croissante, qui, à la fin, laisse à peine àl'auditeur surpris, le temps de revenir de sonétonnement. Mais dans le premier cas, il fautmettre tout en œuvre pour se soutenir de ma-nière à conserver la prépondérance qu’on s’estacquise dans le principe.
REFUTATION.
L’orateur ne se contente pas d’étayer ses as-sertions par des preuves qu’il croit solides; ils’occupe aussi, et quelquefois même avec unvrai succès, des moyens que ses adversairespourroient alléguer contre lui. Il les examine,les présente sous un point de vue qui leur ôteleur lorce; et s’ils étoient vraiment forts, c’est