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mais non aussi sèches que celles d’un philoso-phe, Sans s’égarer dans ses détails, le bon o-jrateur sait embellir tout ce qu il dit : sans alté-rer la vérité, ii la pare dejleurs légères et bienassorties, qui la montrent plus attrayante quesi on la présentoit toute nue. Aussitôt qu’unprincipe est posé, explique, prouvé, on en faitl’application à son sujet, et les conséquencesqu’on en tire, quand elles sont intuitives, for-me^cette chaîne forte qui captive l’auditeur.(69.-76 )
Le meilleur moyen de réussir dans ces sortesd’ouvrages, seroit d’être logicien ayant d’êtrerhétoricien; c’est-à-dire: de construire ses
preuves avec toute la sécheresse de la logique,avant de les relever par les ornements de l’artoratoire. Tout bon discours doit même, ( surtout dans les genres délibératif et judiciaire, }être susceptible de cette transformation; et 1 qûïattentif sait bientôt déshabiller l'objet, qui, sur-'chargé de si beaux vêtements, auroit pu le sé-duire. jMalheur à lui, si les pièces de sa parureétaient fausses ou mai assorties; l'objet ainsi
dépouillé, y perdroit infiniment; les ornements
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