clans le plus vif éclat, tout ce qui contribue àcaractériser un orateur philosophe. Heureuxdonc ces hommes puissants par la parole, quimanient à leur gré tout leur auditoire; qui,tantôt terribles, épouvantent, saisissent; tan-tôt pathétiques, attendrissent, font couler des'larmes; tantôt forts et ardents, entraînent aumilieu des obstacles les plus grands, les cœursdont ils se sont rendus maîtres ! etc. Penséeschoisies, fortes, frappantes ; expressions ner-veuses ou tendres; preuves solides, raisonne-ments clairs et serrés : voilà les armes de l’élo-quence victorieuse, voilà ce. avec quoi triom-phe l’art de la parole.
La méthode la plus facile pour des commen-çants qui veulent construire les preuves d’undiscours, est de remonter à des propositionsclaires, évidentes, incontestables, qu’on nommeprincipes. Si ces principes ne souffrent aucunedifficulté, il suffit de les énoncer. Qui vou-drait, p. e., révoquer en doute ce principe:tout homme est mortel', cet autre: la jeunessemanque cl’expérience et semblables ? S’ils son®moins évidents, on les étaye de preuves solides j