II
partie du discours dans laquelle l’orateur cher-che à mettre dans tout leur jour, à donner danstoute leur force, les preuyes les plus convain-quantes et les raisonnements les plus victo-rieux. C 6g. — 89- 9'• 9 3 - )
Voilà exactement ce qu’on peut appeler lapartie essentielle du discours. Car, comme ledit Quintilien, des cinq parties qui le compo-sent, nulle autre n’est tellement essentielle,qu’on ne puisse s’en passer; celle-ci seule re-tient indispensablement sa place. En effet, l’o-rateur n’est pas un despote, dont les parolessont des loix; c’est un homme qui cherche àconvaincre d’autres hommes; il faut donc desraisons et des preuves. C’est ici sur-tout qu’ilest nécessaire à l’orateur, de faire usage de sonintelligence , pour trouver les raisons favorablesà son sujet; de sa philosophie , pour raisonnerjuste; d’un discernement exquis ,pour appuyersur ce qui lui est avantageux, pour toucher lé-gèrement ce qui lui seroit nuisible. C’est iciqu’il faut saisir la force des principes, et en ti-rer des conséquences victorieuses; en un mot:cest dans la confirmation, que doit paraître