A V E R T I S S E M E N T.
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Je nomme ces tables , stéréotypes , des mots tüVoç , type , mpiOi , solide ,immobile ; je 11e les ai pas appelées polytypes , mon procédé n’étant pas lemême que celui du polytypage que je connois peu, mais dont l’idée, très an-cienne, est ingénieuse : cependant je ne crois pas qu’on soit parvenu à faire parce procédé aucun ouvrage important, du moins je n’en connois aucun , et ceque j’en ai vu m’a paru très peu satisfaisant, les caractères n’ayant pas conser-véenireeux le niveau, et surtout n’étant que rarement bien formés ; d’ailleurs,je doute qu'on puisse parvenir à corriger les fautes, comme j’y réussis par monprocédé : peut-être n’a-t-on pas encore trouvé le moyen de le perfectionner;mais, en accordant au procédé du polytypage toute la perfection dont il peutêtre susceptible , il sera toujours très inférieur au mien, puisque j’employele caractère au moment où il sort des mains du fondeur ,et que le ptflyty-page n’eu peut avoir que la contre-épreuve- ./
La comufssion des travaux publics m’a confié l’exécution des tables cen-tésimales, in-folio, calculées par le bureau du cadastre ; j’espere que les ama-teurs de la Typographie s’appercevront que , pour la première fois , elle aurarépandu sur un ouvrage de mathématiques une élégance qui portera avec elleson utilité; et peut-être qu’entraîné par les avantages que mon procédé peutprocurer au public, je pourrai, après avoir été utile aux mathématiciens ,l’être un jour aux littérateurs, en stéréotypant Virgile, Horace, et les bons.auteurs de l’antiquité.
A 7 . 7 ?. ( An 8. ) Quoique, depuis quelques années, j’aie imaginé un antreprocédé Stéréotype assez connu par les éditions Françaises , Latines et Anglaisespubliées depuis deux ans, néanmoins j’ai cru devoir me servir de mon pre-mier procédé pour l'édition des petites tables de Logarithmes que le citoyenLalande va publier, et que jnnprime actuellement.
AVERTISSEMENT DE F. CALLET.
C’est à Jean Néper , baron écossois , que nous sommes redevables del'invention admirable des logarithmes. Il publia cette heureuse découverte aucommencement du dernier siècle , dans un ouvrage latin , qui a pour titre :De mirijici logarilhmorum canonis constructionc ( a ) ; le système qu’il adoptad’abord fut celui des logarithmes naturels ou hyperboliques , qui ont l’unitépour module. Henri Briggs , contemporain de INéper , composa un autre sys-tème de logarithmes, auquel il donna pour base le nombre 10 , qui est cellede notre numération. Ce système ayant eu l’aveu de l’auteur des logarithmes ,I 3 riggs calcula avec quatorze décimales trente chiliadesde logarithmes , savoirceux des nombres depuis 1 jusqu’à 20000 et depuis 90000 jusqu’à 300000;cet ouviage (^ ) précédé d’un discours angiois sur la nature, les.proprié-tés et les usages des logarithmes , parut à Londres en 1624 sous le titred’AmhméLjque logarithmique. Adrien Vlacq remplit la lacune qu’avoit lais-sée Henri Briggs ; il calcula en outre les logarithmes dés sinus , tangentes etsécanies de minute en minute , et avec dix décimales pour tous les degrés duquart de cercle ; il publia ses grandes tables, qui parurent à Goude en 1628 ;elles contiennent, avec dix décimales , les logarithmes des nombres depuis 1jusqu’à 100000 ; les logarithmes-sinus , tangentes et sécantes des 6400 minutesdu quart de cercle et une arithmétique logarithmique écrite en latin, et qui dansquelques exemplaires se trouve traduite en français et en anglais.
Adrien Vlacq calcula ensuite avec dix décimales les logarithmes-sinus, co- 3sinus , tangentes et co-langentes de dix en dix secondes par le moyen des sinus gnaturels , etc. del’Op//s palatinum. Cette table précédée d’une trigonométrie Jrectiligne et sphérique écrite en latin et terminée par les vingt premières chi-liades des logarithmes de Briggs , parut à Gomle en i 653 sous le titre Trigo-nometria ariificialis. La même année on imprima à Goude des tables centési-males que Briggs avoit calculées et dont il avoit prié Vlacq de soigner l’édition,
I (a) Cet ouvrage est extrêmement rare*
(&) Il est aussi rare que le Canon mirificus de Néper; je n’en ai| jseul exemplaire qui m'a été communiqué par le C. Lalande.
vu qu un