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3,2 (1821)
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275
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CONSTITUTION DE LA MARINE. ^5

A coup sur, aucun gouvernement europeen ne fait, proportiongardee, daussi grands sacrilices, que le ministere anglais, pourassurer, durant la paix, lexistence dun etat major accru pai'vingt ans de guerres maritimes. Si ce gouvernement a peche,cest par trop de reconnaissance envers les ofiiciers qui ont elevesi haut les succes et la gloire de sa force navale; cest en aug-mentant sans mesure le nombre des titulaires de chaque grade,par des prömotions faites depuis le retour de la paix. On ne peutquavec une sorte de regret, laccuser a cet egard de prodigalite.

Mais les eloges quon lui doit, pour ce quil a fait envers lessimples matelots et les soldats de marine, pour leurs veuves etleurs enfans, ne peuvent etre ohscurcis par aucune observationcritique : cest la gloire de ladministration britannique.

En parlant des ecoles de la marine , nous ferous connaitre,avec detail, ladmirable Institution fondee depuis la derniereguerre, pour elever aux frais du public, les orplielius des ma-telots. Les depenses annuelles de cet etablissement selevent apres dun demi-million de francs.

Cest au regne de la grande Elisabeth quil laut remonter,pour trouver lorigine dun Systeme regulier suivi par le gou-vernement britannique , alin dassurer aux matelots meines ,des secours dans leur vieillesse et leur invalidite. Des lors, sui-vant que lasolde des marins de diverses classes , selevait

ä. 10 l. st. io d. i 7 l. sl. 10 d. ; 5 1. st. » d par mois.

on retenait » 6 ; » 4 j 3 par mois.

Ces retenues formaient, pour les marins blesses, estropiesou invalides, le fonds de secours, dit Caisse de Chatham;parce quelle etait deposee et administree dans ce port.

Jusqualors les marins ne devaient aucune reconnaissance aletat, qui ne faisait quindemniser les marins malheureux, auxdepens de leurs compagnons darmes.