274 FORCE NAVALE. .
OFFICIERS CIVILS.
1. Amiraute. 10,142 l. st. 9,767/.«/.
2. Office naval. *. I 7 > 97 ° 2 7 > 9®9
3 . Office des paiemens de la marine. 4>637 5,564
4. Office des malades et biesses. . . . . 2,232 5 1 77
5 et 6. Office des vivres. 6,623 6,188
7. Officiers des arsenaux. 8,565 8,699
8. Clercs des arsenaux.. 5,535 6,697
9. Maitres ouvricrs des arsenaux. 2 4>779 25,548
10. Cbantiers des vivres et ports exterieurs. 6,866 8,148
total (officiers civils) * . 87,249 99,657
total (officiers niilitaircs et civils). . 1,234,176 1,240,067
Ainsi donc, en 1817 et 1818, la marine anglaise clepensaitpour la seule partie inactiye ou retraitee de son etat major,plus'de 3 i millions de 110s francs. En 1820, cette depense sur-
passait encore 28 millions. Yoila quelle est la Charge que le
gouvernement anglais na pas craint de supporter, etquil sup-portera, jusqua ce que la vieillesse et la mort des officiers dela marine , reduisent letat major de la flotte ä des proportionsconvenables au pied de paix.
II serait curieux mainlenant de comparer ces depenses auxretraites et aux demi-soldes de la marine francaise, ä l’epoquede la premiere et de la seconde epuration.
veuvcs des officiers : l’etendue de ces secours est proportionnee a la famille dont les veuvesout la charge, et aux moyens d’existence qu’elles possedent par elles-memes.
* En comparant la totalile des sommes accorde'es pour non-aclivitt , aux officiersnaviguaus et aux employes des bureaux et des ports , en 1817 et 1818; on voit que ladepense de ces derniers ne s’elevait pas an dixieme de la de'pense totale. Mais , si Fon coin-pare eutr’ellcs les retraites accorde'es aux individus , on est frappe d’un tout autre rapport.
En ouvrant le budget de 1820 , on voit par exemple :
5 contre-amiraux mis en retraite , chacun avec. 466 -j l- st. .
1 clerc des secretaires de l’amiraute , avec. 862 -j
Cette enorme disproportion , entre la recompense d’un clerc de secre'taire , engraissedans les bureaux, et celle d’un officicr gene'ral use par les navigations et vieilli dans lescombats , cette enorme disproportion , dis-je , nous decouvre le haut dcgre de splendcuroü s’cst eleve'e la bnrocratie britannique : le progres est digne de remarque.