270 FORCE NATALE.
Aiusi, le nombre total des batimens de guerre est diminuede plus de moitie. Cependant, 011 aurait tort de croire que lapartie disponible de la flotte soit diminuee dans la meine pro-portion. On n’a yendu et demoli que des batimens hors de Ser-vice. Pendant la guerre, une partie de ces batimens restait aufond des rades : soit qu ils ne valussent pas la depense d’ungrand radoub \ soit que rimmensite du travail des construc-lions et desreparations courantes, ne penmt pas d’entreprendredes refontes presque aussi longues, aussi couteuses et bien moinsprofitables que des constructions nouvelles.
Aujourd’hui, presque tous les vaisseaux sont neufs 011 re-fondus a neuf, et conserves avec les soins les plus dignes d e-loge. Oes a present, la flotte entiere est en mesure de passer dupieddepaix au pied de guerre ; il n’est aucun bätiment, excepteceux qu’011 re'pare instantanement, qui ne soit en etat d’etrearme pour prendre la mer, sans aucun delai.
Plusieurs motifs permetlent au gouvernement britanniquede reduire considerablement le materiel de sa flotte. L’extremeaffaiblissement des marines de la France et de la Hollande, dela Suede et du Danemarck, l’aneantissement de la marine es-pagnole, rimperfection de la marine russe, et le faible develop-pement qu’a pris jusquä ce jour la marine americaine : voilasans doute des motifs qui justißent le ministere britannique.
Mais il doit n’en paraitre que plus etrange de voir, a tel
r
point, reduire le materiel, sans voir aussi reduire, et les e'latsmajors, et les de'penses administratives.
Il serait interessant de coinparer le materiel des flottes deFrance et d’Angleterre, sur leur pied de paix actuel, avec lesdepenses de la marine, dans les deux contrees : conlentons-nous de le faire pour les batimens armes en 1819.