CONSTITUTION DE LA MARINE. a5g
Ces comptes sont conserves comme arcliives. Voici, pour lestrois premieres annees, les resultats qu’ils presentent.
annees. Marius ä bord. Morts ou iues ä bord.
1810 . i 38 , 58 i 5 ,i 83 .
1811 . 136,778 4 > 3 65 .
1812 . i 38,324 4» 2ir -
Des hommes qui meureut ä bord, on estime qu’une moitieperit de maladie, l’autre dans les combats ou dans les manceu-yres. Cette derniere moitie comprend les noyes, les hommesmorts par suite de chutes extraordinaires , etc.
Dans les trois annees qu’on vient de citer, la perte moyenneannuelle a bord, pour cent mille hommes, est de 3,3oa. Lenombre des marins morts a Fhöpital (en 1813 ) est de 698 : entout 4,000. Ainsi dans les dernieres annees de la guerre conlrel'empire francais, la marine anglaise ne perdait qu'un vingt-cinquieme de sa force totale. D’apres les calculs que j’ai rap-portes, dans le tableau de la Force militaire de la Grande-Bretagne , on voit que, vers les meines epoques, la perte de sixannees etait, anne'e moyenne, de 12,356, sur cent mille soldals,c’est-a-dire, presque un huitieme. II y ayait donc, alors, aumoins trois fois plus de dauger a servir dans l’armee de terre,que dans l’armee nayale britannique.
Puisque des 3,3o2 marins qui meurent a bord, dans le coursd une annee , la moitie perit par suite de blessures ou d’accideusviolens, epi’ouves dans les manceuvresj il en reste i, 65 i quimeurent de maladies inherentes a leur Constitution, ou gagneesa bord. Si Fon y joint les 698 morts dans les höpilaux, on a2,349 hommes, c’est-a-dire, 1 in quarante-deuxieme de la forcetotale. II y a quarante ans, la morlalite' annuelle des marinss’elevait au quatorzieme de l’effectif.
Ainsi donc , sur la flotte britannique, on a diminue, dans lerapport de 3 a 1, le nombre des morts naturelles. Cependant ,