2 j 8 FORCE NAVALE.
llemarquons avec soin la diminution prodigieuse des marinsanglais, echappes des höpitaux, pour deserter le Service.Atuiees. I 794 ? 1804; i 8 i 3 .
Deserteurs. 1,424; 662 ; 214 ; 10.
Rien ne demontre mieux l’amelioration progressive du sortde ces marins. L'homme emploie tous les moyens pour fuir ungenre de vie qui n’offre que l’image hideuse des privations, abord; ou des maladies, des souffrances et de la mort, dans unliöpital. Mais, lorsqu’on diminue, lorsqu’on fait presque dispa-raitre toutes ces causes de mecontentement, de degout et d’ef-froi, le marin calcule pour peu les fatigues et les dangers dela mer et des combaLs : il ne deserte plus.
Le gouvernement est oblige de payer des sommes considera-bles, pour recruter ses marins, par l’enrölement volontaire, etmeine par la presse. Sous ce point de vue, il doit trouver unegrande economie a les soigner assez bien pour qu’ils ne soientjamais tentes de deserter. D’ailleurs, les marins qui passent auxhöpitaux, etant jusqu’a leur retour, perdus pour la force na-vale, il faut en lever un plus grand nombre, pour tenir a lamer un nombre donne de vaisseaux. On voit donc que c’etait,de la pari de l’Angleterre , un calcul parfaitement entendu, quede n’epargner rien , pour maintenir ses matelots dans l’etat desa?ite le plus florissaut.
Jusqu’ici nous n avons parle' que des marius envoyes dansles höpitaux : il importe maintenant de les considerer a bord ,et de voir quelles sont les pertes faites sur les vaisseaux.
On aura peine a nous croire, quand nous aflirmerons cpie c’estdepuis 1810, seulement, qu'il est possible d’avoir a cet egarddes donne'es positives. Alors, les capitaines de tous les bali-mens de guerre ont recu Fordre de transmettre pour le premierjanvier de chaque annee, au secretaire de Famiraute, le comptede tous les hommes morts a bord , pendant l’annee precedente.