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FORCE NAVALE.
malgre cet immense progres, il reste encore un vaste champ äparcourir, ponr atteinclre un meilleur ordre de choses. La grandemajorite des marins employes a hord des vaisseaux, est com-
Londres, il ne meurt annuellement qu’un soixante-onzieme de
gleterre, je me contenterai de citer deux faits propres ä mon-trer toute l’importance qu’aurait pour nous un tel genre derecherclies.
En 1819, surun effectif de 32 ,000 individus apparlenant äla marine francaise, 24,000 sont entres ä Fhopital. Ils y sontrestes vingt-cinq jours, valeur moyenne; ce qui a produit 60,000journees d’höpital. En suivant cette proportion, sur ceut milleindividus, employes (en temps de paix) dans la marine fran-caise, 75,000 entreraient annuellement a l’höpital. Or, de 1811a 1813 (temps de guerre) , sur cent mille marins anglais, 6,923seulement, entraient annuellement a Fhopital... Passons ä desconsiderations d’une autre nature.
* On sera moins surpris de cet exces de mortalite' ä Lord , comparativement aux raorta-
oii ils sont expose's a la lievre jaune; quc, d’ailleurs, par la rapidite de leurs navigations rils sont transporte's, en peu de jours, des zones torridcs aux zones tempe're'cs et des zonestempere'es aux zones glaciales; que cliaque jour , chaque nuit , ils passent du se'jour humide
prise dans les limites de vingt ä trente ans. Or, on voit qu’ä
la population comprise entre vingt et trente ans. CTest doncpres d un tiers moins qu ä hord *.
Je n’entreprendrai pas ici de faire la comparaison des non-va-leurs produites par Fetat sanitaire des flottes de France et d’An-
Marine
anglaise ,
1820.
francaise.
Epoques.
De'penses totales.
De'penses du Service me'dical. .Rapport des deux de'penses. .
170,000,000 f.
1,837,700
45 ,ooo,ooo f.l , 5 oo,ooo
3 o : 1
lites de la vie ciyile, si l’on observe que les marins vont souvent dans les Indes-Occidentales
et chaud des enlreponts , ä l’air sec et vif des gaillards et des hunes , en restant expose'&au vent, a la pluie , aux coups de mcr , etc.