CONSTITUTION DE LA MARINE. 2$7
joindre a ces causes, l’entassement des recrues, surdes naviresde re'ception , dont nous avons explique les mauvais effets( pp. 1 54 et 1 55 ). Ces recrues en passant sur les vaisseaux y por-taieut uue fievre contagieuse, qui bien tot regna sur toute la flotte.
En nous bornant aux annees les plus remarquables des troisdernieres guerres, comparons le nombre des marins envoye'saux höpitaux de l’interieur et des colonies, avec le nombre desmorts et des desertes. (Nous supposons toujours un eiTeclif de100,000 marins, afin d’obtenir des resultats comparables.)
ANN EES-
MALADES.
GU ERIS.
MORTS.
desertes-
1779. . . .
4o,8i5
37,271
2,654
1,424
1782. . . .
31,6 r 7
26,290
23,438
2,222
99 3
1794- • • •
25,027
1,164
662
1804. . . .
11 >97 8
9>44 8
1,606
2 I 4
1813. . . .
9,336
7 >79-1
698
IO
A la seule vue de cette table, on est Trappe de la diminutiongraduelle, non-seulement du nombre des malades, mais du nom-bre des morts. Cette diminution est ä peu pres dans le rapportde 4 a 1 , depuis 1779 jusqu’en 181 3 . On pourrait, il est vrai,dire que 1779 etait une annee de tres-gvande mortalite. Mais1782 etait, au contraire (proportion gardee), une epoque de tres-faible mortalite. Neanmoins, en 1782 , le nombre des maladeset des morts est encore trois f'ois et demi plus grand qu en 1813.Voilä ce que les soins et les decouvertes de l’art 0x1t gagne pourla marine anglaise, depuis la fin de la guerre d’Amerique jus-qu’ä la fin de la guei’re de l’empire francais.
gicales, des contusions, des blessures et des infirmite's ue s’eleva qu’ä i ,678. Le grandnombre des scorbutiques de l’anne’e 1780 est une espece de plienomene. Car, meme il y aquarante a cinquanle ans , cette maladie c'tait rare dans les flottes qui ne quittaieut pasles mers voisines de l’Angleterre. Or , on voit en 1780, une flotte croiser dans la baiede Biscaie , pendant dix semaines seulement, et rcvenir ä Portsmoutb avec 2,400 liommcsatteints du scorbut. Il fut impossible de les recevoir tous dans Fhöpital , et l’on fut obliged’en traiter un grand nombre sous des tentes, sur le riyage de la mer.
III.
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